21.05.2008

Une image...

Une image… n’être plus qu’une image. Une illusion, de passage. Un jour la vie décide et t’embarque dans une nouvelle galère. Un jour tu pars la larme aux cœurs de tes amis. Les promesses qui pleuvent sur ta tête abattue. On ne t’oubliera jamais, personne ne pourra jamais te remplacer ma belle, ma reine, ma princesse, ma folle… Notre cœur c’est ton royaume, c’est ton empreinte sur laquelle le temps n’a pas d’emprise. Tes fous rire contagieux, tes coups de blues et coups de gueule, tes coups de sang tes coups de poings, tes bisous dans le cou c’est notre coup de cœur. Pas de coup de théâtre entre nous. On t’attend. Même si tu ne reviens jamais ta place à toi au creux de nous reste toujours, et personne n’oubliera ton sourire. Enfin il faut partir… Tu prends ton sac de peine et tu tournes la tête. Encore une fois. Et puis tu disparais au milieu de tes larmes au milieu de leur peine et au fond de nos têtes. Ta chanson d’amour on la connaît par cœur, et mille autres détails ne parlent que de toi. Cette couleur étonnante, cette voiture, comme la tienne, cette chanson qui te ressemble, un jour de pluie qui brille, cet arbre qui a tant abrité de confidences, cette façon d’aimer la vie quand tout est noir autour, ce courage de donner des couleur à l’amour, et de danser sur la musique de ta vie que tu étais seule à entendre et qui nous redonnais du cœur. Et puis l’absence. Longue, monotone, obstinante, imperméable et sourde… pas assez peut être encore. Et puis un jour, cette fille. Sympa, plutôt gentille. Peu à peu imprimée à nous tous. Et à lui. Pour se reconstruire. Comme si ton souvenir seul n’y parvenait pas. Comme si ton souvenir ne nous portais pas chaque jour. Comme si tu ne suffisais plus. Envolées les promesses ? Ou plutôt écrasées oubliées au fond des poches d’un habit trop étroit, trainées comme des boulets aux chevilles des gens pressés. Pressés de vivre et d’en finir. Si tu n’es plus en nous tu n’es plus du tout. Mais pourquoi insister ? Pourquoi vouloir te tenir sur nos cœurs réchauffés ? Tu ne peux plus parler ni porter notre peine, il faut t’imaginer, rappeler tous nos souvenirs, te redonner les couleurs que tu nous as distribuées. Trop difficile peut être. Mais combien merveilleux… Alors non personne ne te remplacera jamais ma belle, tu étais magique, elle n’est que gentille. Et que ceux qui tentent d’affaiblir tes couleurs sous cette monochrome sont désavantagés !! Ton souvenir à lui seul rempli bien plus le cœur que sa présence même. Tu n’étais pas magique, tu l’es toujours. Comme cet enfant qui n’aura pas vu tes yeux, reste pour moi un ange... Nul ne t’effacera.

...Une image… elle est bien plus image que toi, qui est une âme vive et toujours accueillante.

Pardonne lui. Il ne t'efface qu'en surface, mais tu es ses entrailles. Même s'il se ment il n'est qu'à toi et il quitterai tout pour venir te rejoindre, c'est certain. Pardonne aussi son égarement, la vie sans toi était insupportable, il s'accroche à ce coeur qui bat comme un naufragé, mais s'il se le cache nul doute que tu brûle en lui comme avant: elle n'est qu'un pâle masque à qui donner le trop plein d'amour qui déborde de lui... Il y met l'énergie mais pas le désespoir et ton nom trop chéri doit lui tordre le ventre. Personne ne sort indemne d'un amour avec toi. Garde nous une place auprès de ta lumière.

08.03.2008

vide

2098512797.jpgun grand vide... une attente. Un grand manque, l'évidence. Et si...

Parfois les mots nous pèsent comme des couperets, et parfois ils nous manquent.. ils nous manquent comme nous manquent les voix de ceux qui sont partis.  Oui mais ce soir c'est moi qui attend le silence. Le silence qui me parle de toi. une dernière étincelle... ma dernière allumette. Il fait froid depuis toi.

C'est arrivé si vite, pourquoi recommencer, un jour tu n'es plus là, le drame est arrêté... et si je veux reprendre, effacer mes absences, il est trop tard hélas... la dernière allumette de ta pipe enchantée de ton rire à l'été qui pleut sur mon église... la dernière étincelle de ton sourire immense, de ton coeur trop grandit de ta voix, je repense... je repense et j'ai mal et je pleure en dedans. Tes yeux savaient chanter tout un monde et sans lui je suis seule aujourd'hui. Je suis vide de l'espoir, de l'odeur du tabac et de ton grand rire qui résonne en moi.. comme dans une église, comme dans les yeux des autres quand ils parlaient de toi. Les yeux brillent aujourd'hui d'un éclat différent. Un grand vide... une attente. Un grand manque, l'évidence. Une musique qui te pleure. Tu me manques.