01.05.2008
M A... Un ancien texte auquel j'ai repensé en te retrouvant ma belle...
J’avais 2ans et on s’est kidnappées. De rires en délires on se suffisait. Ma belle. Ma chérie des conneries, des chansons que je connais encore, des chats, des rêves, ma puce de madame Chalimon, des petits poudriers et déjà qu’à deux on est trop alors à trois… celle avec qui je voulais faire « nuit blanche » en découpant des poissons dans du papier alu.
Puis le collège, nos premiers amours, amours qu’on gardait secret, entre nous, sans leur en parler. Ma copine de secret, qui savait si mal garder caché nos conneries… nos punitions bidon, jouer les ptites rebelles sur la place… puis nos p’tits bleus au cœur, les premiers gros chagrins, mon chéri qui s’en va, le tien qui n’est pas le tiens… un seul prénom pour nos deux copains. L’escalade de la cheminée, les fous rires dans le lavoir qui n’est toujours pas un refuge… Mes problèmes de famille et son sourire, toujours. Ses bras grands ouverts, la seule à qui j’avais envie de parler quand ça ne va pas. Parler, c’est ce qu’on a le plus fait ; parler pour ne rien dire ou vraiment parce qu’on en avait besoin, parler beaucoup, juste parce qu’on était bien.
Le lycée, mes erreurs, nos « retrouvailles », nous qui ne nous étions jamais perdues de toute façon. Encore des souvenirs, des mots amis pour soigner nos maux de cœur.
Julien. Le changement, la distance, nos amis qui deviennent respectifs, nos nouveaux souvenirs qui ne sont plus communs. L’absence, et cette peur du silence. Peur de ne plus savoir quoi se dire, peur de se trouver changée, trop changée. Mais je n’oublie pas et tu me manques. Faute de parler avec toi je parle de toi, souvent. Ton appel qui me fais tellement plaisir. Et se revoir et rire, comme avant. Soulagement. Se sentir toujours aussi bien près de toi. J’ai retrouvé beaucoup de gens très proches, de vrais amis, mais je n’ai jamais pu parler de « meilleure amie » depuis toi. Parce que c’est ta place et que tu l’occupes toute entière, et non ça ne changera pas. On s’est roulé dans l’herbe hier. Rien ne change vraiment au fond. Tes 20ans. Les 20ans de celle avec qui j’ai fumé en cachette, bu en cachette, avec qui j’ai écrit mes petits journaux intimes. Les 20 ans de ma sœur, et on ne change pas de famille.
05:13 Publié dans ma vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ami enfance, amitié, oubli, peur, partage, amour, famille









