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04/07/2012

Jeunesse lève toi

Parce qu'on a grandit en bondissant sur "jeunes et cons", en levant le poing sur "jeunesse lève toi", en criant sur "j'accuse", en pleurant comme des gamins sur "montée là haut" en tremblant sur "on meurt de toi", en hurlant "12 PUTAINS DE MILLIARDS DE BENEFICE (...) T'EN AS PAS MARRE???" sur "embrasons nous", en chuchotant "tu y crois toi", en chantonnant "usé", en psalmodiant "sauver cette étoile"... parce que "fils de France" est d'actualité... et parce qu'au fond c'est un secret pour personne que je suis toujours une gamine révoltée de 14ans (comment la guerre le racisme et les anchois c'trop mal moi j'dis), et que dans mon monde de Bisounours sous extasie Saez est un apôtre (avec mes métalleux d'amour et mon bon vieux Renaud, hein, faut pas déconner) vous me pardonnerez donc de vous balancer ça. Ou pas. (faites pas genre, je le sais bien que quand il passe à la radio vous montez le son et que vous criez en sautant sur votre siège auto des "encore un jour se lève, sur la jeunesse france...", j'lai fait aussi, je sais de quoi j'cause)


Et puis juste pour moi, pour mon étoile, pour la peine... quand on ne sait plus croire...




La musique d'ado, c'est peut être juste la musique des sentiments qui nous débordent... Moi ces chansons là elles me touchent plus que jamais, il doit y avoir un truc avec ceux qui gardent un morceau de vie écorché même bien après leurs 14ans...

Le manque on apprend à le prendre dans la tête sans plus cogner dans les portes, mais les trous qu'il nous laisse, ils saignent à l'intérieur, ils implosent doucement, et on sort avec un sourire en s'excusant le temps de vomir du sang, avant de revenir, finir de sourire et reprendre un café.         

Ya un truc dans la fumée qui nettoie en brûlant...

Doit y avoir autre chose.

18:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

14/03/2012

Renaud...

Parce qu'à force de m'accompagner dans le silence de ma piaule de môme et dans les chansons entre copines énervées,il y a des phrases qui résonnent d'un ton un peu particulier et qui reviennent parfois dans les moments bleus ou gris...

Je vous laisse avec quelques mots glanés au fil de ses musiques, en écoutant Manu, bien sûr...(promis je vous épargne mistral gagnant et morgane de toi...)

comme une gamine amoureuse et énervée par le monde, juste partager un peu de mon Renaud.




P'tit voleur

"De derrière les murs, de derrière la vie Dis, est-ce qu'il fait beau ?
Est-ce que dehors y a des oiseaux Ceux qu' je vois ici sont tatoués sur ma peau
J'avais déjà purgé ma peine Avant même d'être ici toute ma vie                                   ils ont pas compris ça les teignes qui m'ont punis
que la vie fut une chienne avec moi comme avec ceux qui ont dans les yeux
Trop d'amour ou trop de haine
Ou trop des deux"

 

Morts les enfants

"Chiffon imbibé d'essence un enfant meurt en silence                                                  sur le trottoir de Bogota on ne s'arrête pas
...morts les enfants de la guerre pour les idées de leurs pères
...morts les enfants de la peur chevrotine dans le coeur
...Mort l'enfant qui vivait en moi, qui voyait en ce monde-là
un jardin, une rivière et des hommes plutôt frères
Le jardin est une jungle les hommes sont devenus dingues
la rivière charrie des larmes un jour l'enfant prend une arme"


Les charognards:

"Les charognards sont là : la mort ne vient pas seule. J'ai la connerie humaine comme oraison funèbre, le regard des curieux comme unique linceul."
"Qu'on est un être humain même si on est truand"
"Elle n'a pas 17 ans cette fille qui pleure en pensant qu'à ses pieds il y a un homme mort ;qu'il soit flic ou truand, elle s'en fout ; sa pudeur, comme ses quelques larmes, me réchauffent le corps."
"c'est le sang d'un voyou qui rêvait de millions ; J'ai des millions d'étoiles au fond de mon caveau."

Son bleu:
"Y r'pense à son gars Qui voulait faire pêter tout ça,                                                        ça a pété sans lui Sans douleur et sans cris"
"Salut pauv' cave Tu s'ras toujours un esclave Eh ben tu vois gamin Aujourd'hui j'suis plus rien"
"Merde aux hommes et merde à Dieu Il dit en raccrochant son bleu
Mon enfant a compris mieux que moi Le bonheur de faire péter tout ça"

La teigne

"quand parfois j'y repense, putain c'qu'il était malheureux, putain c'qu'il cachait comme souffrance"

la pèche a la ligne

"alors je rentre chez moi triste comme un menhir mais personne n'est là pour m'écouter mentir..."


 

banlieue rouge

"elle a mis l'bon dieu au dessus d'son paddock, elle y croit si tu veux mais c'est pas réciproque"

ptite conne

"Parmi ces gens en pleurs qui parlaient que de toi en regardant leur montre, en se plaignant du froid"
"P'tite conne tu rêvais de Byzance mais c'était la Pologne jusque dans tes silences"
"j'aurai voulu lui dire que c'était pas ta faute qu'à pas vouloir vieillir on meurt avant les autres"
"P'tite conne tu voulais pas mûrir, Tu tombes avant l'automne juste avant de fleurir"
"P'tite conne c'est oublier que toi t'étais là pour personne et qu' personne était là"
"A respirer ces fleurs que tu n'aimerais pas à recompter ces roses qu'il a payé au prix de ta dernière dose et de ton dernier cri"
"P'tite conne allez, repose toi tout près de Morisson Et pas trop loin de moi"

 

Baltique

"Prévenez-moi lorsque quelqu'un Aimera un homme comme moi
Comme j'ai aimé cet humain Que je pleure tout autant que toi"

Corsic-armes:

"Moi qui'ai toujours aimé tous les Robins des Bois, Les peuples insoumis, j’aimais ça..."

Le sirop d'la rue:

"L'jour où j'mourirais Puisque c'est écrit qu'après l'enfance c'est quasiment fini
Devant l'autr'charlot J'espère arriver du mercurochrome sur mes genoux pointus
qui connaissent l'arôme du sirop d'la rue Lui qu'a eu tant d'mômes Et qui les a perdu"

marchand de cailloux:

"J' croyais qu' David et Goliath Ca marchait encore, qu'les plus petits pouvaient s' débattrent Sans être les plus morts" "Est-ce que c'est ça être coco ou être un vrai chrétien, moi j' me fous de tous ces mots, j' veux être un vrai humain"
"Dis Papa, quand c'est qu'y passe Le marchand d' cailloux J'en voudrais dans mes godasses A la place des joujoux"

Dans ton sac:

"Un mouchoir tout bien plié Qui t'a jamais vu pleurer Ou si peu
P't être que j' suis si mauvais mec Qu' j'ai rendu ton coeur tout sec Pis tes yeux"
 "J' pouvais la chercher longtemps Planquée sous ta paire de gants Au milieu
D' tes crayons à maquillage Ta collec' de coquillages Merveilleux"

Jonathan :

"Entre le noir et le blanc Jonathan n'a pas choisi Car depuis la nuit des temps
Il sait aussi Que tous les salauds sont gris Que l'homme est un loup pour l'homme
Un peu partout"

Je cruel :

"Ma jolie farouche Retourne vite te cacher Pour vivre libre vis planquée" "Joli cœur et jolie bouche Tu peux toujours te planquer Je t'ai pris ta liberté" "C'est un jeu cruel Mais c'est l'amour ma jolie sucrée J'ai coupé tes ailes Lorsque je t'ai prise dans mes filets" "C'est parce que tu es belle, Parc'que je t'aime que je t'aime enchainée..."

 

Il pleut:

"Tu peux pas t' casser, y pleut Ca va tout mouiller tes ch'veux
J' sais qu' tu s'ras jolie quand même Mais quand même tu s'ras partie
Moi y m' restera à peine Que ma peine et mon envie
De te coller quelques beignes Et quelques baisers aussi"

Me jette pas

"Tu me dis que toi, C' que t'aimes pas, C'est l' mensonge, Que ça te ronge Et qu' tu meurs,  Moi c'est la Vérité, Que j' trouve triste à pleurer, Et je pleure"                       "Y'a pas d'ange sur cette terre à part dans les cimetières les églises, ya qu' des types comme il faut avec leur bite, leur couteau sous la chemise"

 Petite :

"Un keffieh un peu louche jeté sur tes épaules Tes lèvres qui murmurent ces futiles refrains Qui rouvrent des blessures dans ton coeur et le mien Ton sourire un peu triste, une larme en cadeau A l'accordéoniste qui fait pleurer mes mots
Quinze ans, seize ans à peine, Garde-moi ton amour Garde-toi de la haine" "Un côté un peu zone pour crier ton dégoût De ce monde trop vieux, trop sale et trop méchant De ces gens silencieux, endormis et contents"
"Et puis ce déchirures à jamais dans ta peau Comme autant de blessures et de coups de couteau"

Putain de camion:

"Sous un soleil qui brille moins fort et moins loin...Lolita a plus d' parrain Nous on a plus notre meilleur copain, putain camion putain d'destin tien, ça craint"

Le déserteur:

"Alors me gonfle pas Ni moi, ni tous mes potes
Je serai jamais soldat J'aime pas les bruits de bottes
T'as plus qu'a pas t'en faire Et construire tranquilos
Tes centrales nucléaire Tes sous-marins craignos"

ma gonzesse:

"Si tu dis qu'elle est moche, Tu y manques de respect,
Je t'allonge une avoine Ce sera pas du cinoche.
Mais si tu dis qu'elle est belle, Comme je suis très jaloux,
Je t'éclate la cervelle Faut rien dire du tout.
De ma gonzesse, celle que j'suis avec.
Ma princesse, celle que j'suis son mec."


Je suis une bande de jeunes

"Y'a plus d'problème de hiérarchie Car c'est toujours moi qui commande
C'est toujours moi qui obéit Faut d'la discipline dans une bande"

Adieu l'enfance:

"Il est toujours cruel Le temps qui s’enfuit
Rien n’est moins éternel Que l’aurore de la vie
Mais dans ton petit cœur de femme  Tes souvenirs sont une flamme
Comme un phare dans la nuit"

J'ai 100 ans:

"J'ai plus d'amour, plus d'plaisir Plus de haine, plus d'désirs
Plus rien"
"Pour jouir enfin du bonheur D'avoir pu traverser Sans me faire écraser
Cette pute de vie, ses malheurs Ses horreurs, ses dangers Et ses passages cloutés"

Chanson pour Pierrot:

"vu qu't'es né dans ma tête et qu'tu vis dans ma peau, j'ai construit ta planete au fond de mon cerveau." "Depuis l'temps que j'te rêve, depuis l'temps que j't'invente,
Ne pas te voir j'en crève, j'te sens dans mon ventre." "Qu'tu sois fils de princesse ou qu'tu sois fils de rien, tu s'ras fils de tendresse, tu s'ras pas orphelin."

Où c'est qu'j'ai mis mon flingue

"J' veux qu' mes chansons soient des caresses, Ou bien des coups d' poings dans la gueule." "La femme est l'avenir des cons, Et l'homme n'est l'avenir de rien."

 

Je sais bien que parfois on me regarde bizarrement, et qu'ils ne font sourire que moi mes "au pied d'un arbre en bois" "tu ramènes pas ta gueule, quand tu m'vois magouiller, ça m'amuse pas de jouer, moi je veux juste gagner"et autres "adieu minette, bonjour à tes parents", mais je les aime, moi, ces expressions à 2ronds qui m'ont déjà tellement parlées, fait rire ou m'indigner, avec l'air de s'en foutre...

Wow voilà je me dis "oh tien j'vais marquer 2-3phrases que j'adore de lui, histoire de donner envie de se replonger un peu dans ses vieux albums, pis ca devient un "article-fleuve" :) tant pis

16:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

07/03/2012

Francis Cabrel, Madeleine...



Madeleine a trop de peine
Il faudrait qu’elle oublie
Ces amours lointaines
Qui reviennent chaque nuit
Quand Madeleine dort
Sur sa chevelure d’or... fanée
...
La voix d’un homme dans ses yeux
Lui dit que ce n’était qu’un jeu
Qu’ils rebâtiront leur bonheur
Et qu’un enfant brûlera leur cœur
Que la vie pourra repartir
Qu’on balayera les souvenirs
Tout comme autrefois
Alors le temps d'un sourire
Elle fuit sa prison
Pour briser dans son délire
Les chaînes du pardon
Et Madeleine rit
Comme si tout était fini... passé
...
Mais d’autres matins viendront
Rallumer sa blessure
Qu’elle cache derrière sa longue
Robe de bure
Et Madeleine sait
Qu’elle n’en finira jamais

14:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2)