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        <title>Une Marie</title>
        <description>Une Marie</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 04 Jul 2008 20:02:08 +0200</lastBuildDate>
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                <title>lettre à mes collègues...</title>
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                <author>noreply@ (la marie)</author>
                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 20:02:08 +0200</pubDate>
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                     &lt;font face=&quot;Tahoma,Helvetica,Sans-Serif&quot;&gt;Bonjour les zigotos,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma,Helvetica,Sans-Serif&quot;&gt;Je sais, vous êtes en vacances depuis hier, mais pas moi, parce que bon hein, comme j'ai été un peu privilégiée au placement toussa toussa, on m'a demandé d'aller à l'école aujourd'hui. Histoire de rétablir l'équilibre, je pense. Et donc j'ai une bonne nouvelle: je met pas plus de temps quand je prend pas les péages. Je vous remet dans le contexte...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma,Helvetica,Sans-Serif&quot;&gt;Ce matin (après avoir pris un papier pour demander un nouvel appart parce que quand même au secours), ce matin donc, je prend des gateaux, ma couverture de survie, je fais le plein, et me voilà parti pour mon école. Celle de Jouarre, qui finalement est plus proche que celle d'Ocquerre (quand on prend pas l'autoroute, mais je vais y revenir). Sûre de moi je branche mon GPS (bah oui la batterie tiendrait pas assez longtemps, quand même), et vogue la galère. au début tout va bien. Et à un moment, il me dit &quot;si tu veux faire ta radine et pas payer l'autoroute sort maintenant &lt;i&gt;et bien fait pour ta gueule si tu te paume&lt;/i&gt;&quot;, enfin un truc comme ça. Bon, en bref, je sors. Et je roule. Longtemps. Je regarde les vaches, je capte plus la radio, toussa toussa, et je me dis que finalement, par là, c'est vachement joli. Si si. Et on entend les zoiseaux et tout (heureusement vu qu'on a pas la radio, en même temps). Même que ya pas que des champs, ya aussi plein de bois. Et concrètement ça sert à rien mais c'est plus joli, hein, vous êtes d'accord. Bah si. Bref. Quand même à un moment je suis un peu contente de moi, ça grimpe plus que dans les monts d'arrés mais ya des pécheurs et tout, c'est... pittoresque. Bon. Et puis après ya plus rien. du tout. Et c'est là que le GPS il m'a plus capté. Ce con. Les GPS, c'est le mal. Point barre à la ligne et toussa toussa. Et c'est là que la route se finissait. Après il fallait choisir: gauche ou droite: champs de maïs ou champs de colza. J'ai choisi le maïs (le colza c'est le mal, c'est bien connu). Franchement, la campagne des fois, ça craint du boudin. Mais ce n'est pas le sujet, hein.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma,Helvetica,Sans-Serif&quot;&gt;Finalement je suis arrivée. Presque pas beaucoup trop en retard. Mais quand même un peu parce que sinon on rate le moment ou je suis stressée de pas arriver à temps et où je m'énerve(alors que&amp;nbsp;ça fait pas avancer le train plus vite, hein. Ah bah oui parce que là bas, le train, il a le temps. On dirait même qu'il a que ça a foutre, de s'arrêter sur le passage à niveau.)&amp;nbsp;Celui là il est drôle, de moment, pourtant. Je le mettrait bien&amp;nbsp;entre celui où j'apprend que dans mon école à classe unique je suis : professeur des écoles/secrétaire/pionne/chargée de classe/dans la merde (ne pas rayer de mentions) et celui encore plus funky, où on me dit que je fais le soutien tous les mercredi. A ce moment là, hein, j'ai dis &quot;mais-c'est-super-ça-top-moumoutte-l'éducation-nationale&quot; et j'ai mangé du chocolat. Et puis je me suis enfuie. Il était 15heures. Si. Quand même.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma,Helvetica,Sans-Serif&quot;&gt;Du coup je rentre comme une folle pour pas rater mon train qui part à Londres (pour une SOIREE avec des COPINES et pas d'EX pff) et je le rate.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma,Helvetica,Sans-Serif&quot;&gt;Forcément. Alors que je suis en vacances. Merde. Et que je me retrouve à vous raconter tout ça.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;PS: on vous a demandé d'envoyer par mail vos progressions et programmations à celles que vous remplacez, sérieux?&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Allez, BONNES VACANCES tout le monde,&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Bises et désolé pour le roman (mais c'est drôle, hein. Profite c'est cadeau.)&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Tahoma&quot;&gt;Marie.&lt;/font&gt; 
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                <title>it could be you</title>
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                <author>noreply@ (la marie)</author>
                                <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 15:06:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://unemarie.hautetfort.com/media/02/02/2041113869.jpg&quot; id=&quot;media-1100626&quot; alt=&quot;47933_561441a27f0d88ad2ef11bfa116b5366.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1100626&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; En rentrant je regardais tes yeux... Je crois que tu aurais voulu parler. Il aurait suffit d'un seul mot. Mais je ne l'ai pas dit. A côté, ils fesaient trop de bruit. Tu m'as souris. Je t'ai souris. Tes yeux m'ont dit merci. Tu trouvais que ce voyage était chouette, finalement, qu'on était bien, là. Tous les deux seuls au milieu d'eux. J'étais d'accord. Tu les as trouvé un peu pathétiques, nos voisins, et on s'est moqué doucement, juste avec les yeux. J'étais d'accord avec toi, on était bien, là, entre amis. On aurait pu tout aussi bien sortir ensemble et continuer de bavarder jusqu'à demain. Avec les yeux. Tu as hésité un instant et puis tu es resté avec moi encore un peu. Tu prendras le suivant. Terminus. On est descendu du métro en même temps, on s'est dit au revoir en souriant, avec les yeux. Et puis je suis rentrée. On a pas dit un mot. C'était bien. Quelque part, j'ai un ami inconnu. 
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                <title>puisqu'il faut du temps</title>
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                <author>noreply@ (la marie)</author>
                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 18:36:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Parfois on se dit que c'était mieux avant, quand on pouvait rentrer à pas d'heure sans prévenir, qu'on pouvait rester dormir dans un coin de salle sans inquiéter personne. Quand on n'avait pas de compte à rendre à d'autre qu'à soi. Quand on pouvait faire tout ce dont on avait envie sur le moment sans se poser de question. Parfois, c'est ce qu'on se dit...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf que ce n'est pas vrai. Qu'il faudrait tout de même laisser cette paire de chaussure dans son magasin parce qu'il y aurait quand même un loyer, qu'il faudrait tout de même rentrer pour nourrir le chat, qu'il faudrait quand même faire attention à tout parce qu'il y a toujours un moment où les remords dépassent les regrets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et alors on se rend compte qu'on rentrerait seule, que personne ne nous porterait quand on oublierait de manger, que personne n'embrasserait notre vilaine face ravagée de larmes quand on en voudrait au monde entier d'être aussi absurde. Que personne ne pourrait le remplacer tout à fait. Et la solitude qui nous manque nous semble plus pesante, finalement.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin comme il n'est pas devant nous on se dit qu'il est vraiment formidable, qu'il est toujours là, qu'on aime son sourire et ses yeux qui pétillent, qu'il nous touche à être si maladroit, si enfant parfois. On se surprend à sourire. On se dit qu'on l'aime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis il rentre, et il a un geste maladroit, un mot qui résonne mal en nous et tout recommence. Encore.&lt;/p&gt; 
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