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17/11/2012

révolution en carton

Bon, les aminches, c'est pas le tout de se taper l'intégrale des rediff" de danse avec les star mais je m'en vais de ce pas vous parler culture, éducation et politique étrangère. (et télé, partez pas bande d'ignares).

Putain je tease à mort.

Bon j'ai déjà perdu la moitié des gens en route, et c'est bien dommage parce que j'ai une solution à la crise, pas à celle de la quarantaine (je m'en vais vous pondre une diatribe à ce sujet un de ces jours vous m'en direz des nouvelles) mais à la crise française économique et tout et tout et ouais, rien de moins. Dans ta face l'homme tronc.

Je t'entend déjà râler que no way que tu te tapes une heure de taf gratuite en plus, que tu vas pas non plus former de la jeunesse qui sert à rien qu'a cramer des voitures ou assister de la vieillesse que franchement, si c'est pas une honte, à leur age, de pas être mort, et tout et tout.

Tu es un fieffé coquin l'ami, tien toi le pour dit.

Mais la solution, mon brave, c'est de s'expatrier. Oui monsieur, bon, on fait ce qu'on peut.

cette solution, c'est la télé.

voilà.

...

Bon je développe parce que tu ne m'as pas l'air de tout bien avoir saisi, tu as la même tête que mes CE2 devant une division décimale a douze chiffres (les pauvres enfants si c pas une honte de les faire bosser comme ça quand même chez couic tu as une calculette dans le happy meal en cadeau/ Mais je m'égare)

on se calme, on ferme son cahier on pose son crayon, on me regarde et on écoute (mwahaha j'aime ça)


La télévision donc, qui certe passe principalement des avanies que même ton boucher ça l'écoeure, mais que quand même, tu regardes pas mal. Genre 3heures par jour (je dis n'importe quoi j'ai pas lu de sondages, faut pas déconner, j'aime pas les sondages et c'est pas mon taf non plus, les gens du gouvernement, qui lisent ce blog avec attention je le sais, n'auront qu'a prendre les vrais chiffres, j'suis pas payée pour eux). Bon. Donc disons 2h par jour (j'ai changé d'avis), ce qui nous fait environ 15h par semaine (rapport au fait que le mardi soir t'as piscine, donc ca fait moins, mais le mercredi tu la met aussi le matin, pis le samedi tu sors mais le dimanche ya rolland garros alors bon...). 15HEURES PAR SEMAINES!

52 semaines par ans, j'te laisse faire le calcul. (j'aime pas les multiplications.)en bref tu regardes la télé un genre de 520plus260égal 780 HEURES PAR ANS! sachant qu'il y a genre 6h de classe dans une journée et 4 jours de classe par semaine (je t'explique tous mes calculs, t'as vu, le ministre du chomage(on a pas un ministre pour le chomage???) il devrait faire pareil parce que parfois il y a des choses qui m'échappent, comme "mais d'ou sors ce chiffre"? alors que moi, mon vieux, je te donne des faits vérifiables en 2mn. 6heure de classe par jour, et encore je te fais grâce des récréations parce que je suis trop bonne). Donc par ans c'est comme 780/6 soit 130 jours de classe, soit 130/4 cad presque 33semaines (avec les récréations on y est) de classes.

Je reprend: 33 SEMAINES DE CLASSE. ENTIERES. COMPLETES.

donc, cher ministre (au prix que je te paye, je peux te dire cher, je pense que nous en conviendrons tous), PASSE LA TELE EN VO!!!!!!!!!!!!

Nom d'une cocotte minute en panne, la télé en vo, c'est une année de classe d'anglais complète pour tout le monde, tous les ans, gratuitement! c'est un pays totaly bilingual! c'est toute une nation qui peut faire de l'import export avec du vocabulaire médico-légal ultra sophistiqué!!! La télé en VO c'est la solution à tous vos problèmes! c'est retirer l'anglais des heures de classes (toute facon on en fait déjà pas, hein, c'est du mito. Comme les airbags. Qui a déjà crashé sa voiture mais genre irrécupérable grave. Tout le monde (me brisez pas le coeur, dites oui). Qui a déjà eu un airbag qui est sorti? personne. Fin de la discution, les airbags n'existent pas, c'est du mito. Point barre. (ils doivent en mettre un de tps en tps pour faire genre "on en a déjà vu" comme nous avec l'anglais. Hop. "ça c'est fait. vous me réviserez les couleurs pour la semaine prochaine"). fin de la parenthèse on se reconcentre. C'est important.


...
...

... ouais... non je sais... ouais... c'est un peu abusé...j'vois ce que tu veux dire...

... j'ai peut être été un peu loin...

... non mais bon... t'as déjà ENTENDU la VF de big bang théory mec?

 

... forcément, il fallait réagir.

Si tu le fais pas pour la NATION, FAIS LE POUR PENNY!

(et me sors pas l'argument des papis mamies, hein, plus belle la vie c une émission francaise de tte facon.)

15/11/2012

comment tu aimes

Les enfants, ça aime sans condition, sans règle, sans se poser de question. Ca aime le mardi et le samedi matin. Ca aime les chocolats, les bonbons qui explosent en millions de paillettes qui piquent, les stylos qui sentent bon, les histoires qui font peur, et les gens. Pas tous les gens, même si par défaut c'est un peu ça. Mais leurs copains, leurs amoureux, leurs copines-pour-toujours, leur famille, leur maitresse, leur voisine... ca accumule tout un tas d'amour pour tout un tas de gens. Sans trop de degrés, sans analyses, sans classification, ya les gens qu'on aime et ceux qu'on aime pas. Et dans les gens qu'on aime il y a les gens qui comptent plus que tout, parce que c'est la vie, et que quand on sera grand on prendra une maison avec tous nos amis et on sera heureux.

Plus tard on a plus envie d'etre dans une maison, on se dit qu'on retapera un van ou un immense bus et qu'on vivra tous la dedans, autour du monde. Ya déjà plein de gens qui pensent plus trop comme ça. Des qui veulent se marrier, et tout.

Petit à petit on apprend ce qui est normal. Ce qui est bien. Ce qu'il faut dire et ressentir. On essaye, on se regarde de travers pour filtrer ses sentiments. Mais quelque part on sait que nous, ce bus rempli de monde qui s'aime, cette longère pleine de gens d'amour, c'est ce qu'on voudrait.

Les adultes, ils ont du mal avec l'amour. <Ils ont pas assez foi je crois. Ils aiment avec parcimonie, ils raisonnent, ils tatillonnent. Aimer c'est déjà dangereux, on va parer au minimum. A l'essentiel. Au nécessaire. On va donner un peu, comme on veut recevoir. Pis on verra demain si on change de coeur, on se quitte, on s'échange, on se sépare, on se donne et on se reprend...

Je comprend pas comment. Je comprend pas comment on peut reprendre ce que l'on donne. On se donne et puis voilà, c'est la magie de l'amour que de ne pas diminuer quand on se donne. C'est la magie des sentiments que de pouvoir donner tout et d'avoir toujours plus à donner... Un jour l'amour fait peur, on invente de jolis mots, on parle d'amitié, on parle de connaissance, on parle de famille, on parle de chéri, on parle on parle on parle, on travesti on déguise, mais le coeur n'a pas tant de variations... Il y a des sentiments, des sentiments différents pour chaque personne du fait de son unicité, mais ces classements, ces rangements, ces notions arbitraires et pragmatiques du sentiment... fumisterie. mensonges. On aime. On aime ses parents, on aime ses amis, on aime ses voisins et on aime l'homme avec qui l'on dort, on aime la femme qui se promène en appuyant sur notre bras, on aime celui à qui on peut toujours se confier, on aime celle qui nous appelle au milieu de la nuit, on aime ceux qui nous font rire, on aime celui qui nous rassure comme seul notre père peut le faire... on aime. On aime cet enfant qui ne veut pas vivre et celui qui embrasse notre cou, on aime cette grand mère qu'on n'ose pas appeller, on aime cette fille qui nous ressemble un peu et ce garçon qu'on a perdu. On aime. On les aime différement parce que chacun est différent et qu'on les aime pour ce qu'ils sont. Pour ce qu'ils nous sont. Et l'équilibre peut se rompre à tout moment, si un aimé part loin de nous, emmenant avec lui tout un pan de notre amour.

Les adultes remplacent, je trouve ça effrayant. Terrifiant. il substituent une personne à une autre, ils vident de leur amour toute la substance de ce qu'ils ont aimé. Je ne pourrai jamais comprendre. Je n'ai jamais "cessé" d'aimer quelqu'un. J'ai fait des choix de vie, des choix de vue, des choix de compagnie puisque le monde n'est plus près ou ne l'est pas encore pour vivre tous ensemble sans chercher toujours à disséquer les sentiments... Mais pour autant tous ceux que j'ai aimé je les aime encore. Et toujours aussi fort. L'amour ne peut que croître, pour les vivants comme pour les morts. on ne peut pas un jour aimer moins ou ne plus aimer. On peut vivre avec ou vivre sans, sans doute. Avec la force. Mais rien ne change au coeur des gens. Du moins rien dans le mien.

Alors je ne vais pas vous dire que je vous "apprécie", que vous "m'agréez"... Je vous aime bordel. Et vous me manquez quand vous partez. J'ai besoin de certains souvent, d'autres de temps en temps, d'autres tous les jours. Certains plus que d'autres. Un plus que d'autres. Et ce sera pareil dans cent vingt ans.

09/11/2012

peut être

" Tu crois qu'il m'entend de la haut...?"

"Tu crois que mes parents s'aiment encore?"

"Tu crois qu'il va revenir un jour?"

"Tu crois que je vais y arriver?"

"Tu crois que si je lui demande, comme ça, il va m'aider?!!"

Peut être.

Oui.

C'est pas la peine de me regarder de haut, de dire qu'il ne faut pas être condescendant, de dire qu'il faut ouvrir les yeux. Je ne répond pas ça par pitié, je répond ça car je le pense. Peut être. Oui. Oui je crois fondamentalement en l'être humain, je crois que les gens sont bons, tous. Tous. Au fond, parfois bien caché.

Je crois que tout ce qui est du domaine du mal vient d'une douleur non maîtrisée. Je crois que les gens pêtent des cables, mais qu'ils sont bons, au fond. Ca ne rend pas tout excusable, mais péter un cable, c'est humain.

Il y a des choses qui provoquent en nous de telles réactions qu'un mécanisme d'auto défense se met en place, et que ce mécanisme peut être mauvais. Qu'il l'est souvent. Qu'il peut blesser, qu'il peut meurtrir, plus ou moins violemment selon les gens. Mais je crois que si on peut soigner la blessure originelle et donner beaucoup, beaucoup d'amour, cela se soigne. Je crois que les gens sont en mal d'amour. Je crois que les gens sont bons mais que certains n'y croient plus. Et que c'est ce qui rend tout plus difficile.

C'est pour cela que je ne sais pas en vouloir à quelqu'un. Que je n'arrive pas à avoir de rancune. J'ai des peines et des douleurs indélébiles liées à certaines personnes. Elles peuvent me faire peur, me faire mal. Mais pas les détester. Je crois que de ma vie je n'ai jamais détesté quelqu'un plus d'une semaine. J'ai parfois l'impression, la douleur peut me le faire croire, l'espace d'un moment, et le moment d'après je sais que c'est faux. On parle de Haine, je ne comprend pas. Je n'arrive pas à me le figurer. Sur une fraction de seconde, oui, bien sur, sur une journée, sur un moment précis de fulgurante douleur. Pas sur des mois, pas sur toute une vie.

Je ne suis en froid avec personne. Je ne l'ai jamais été. j'aime tous les gens que j'ai aimé un jour, parce que ce sentiment ne change jamais. Il y a des gens que je vois moins, des gens que je ne vois plus, du fait de la distance, de la vie simplement, ou d'erreurs qui rendent tout plus difficiles. Mais je ne suis pas fachée contre quiquonque.

Même lui? Même lui. J'ai la douleur tenace mais aucune rancoeur. de la peur, encore, tout de même, même après tout ce temps. La peur colle à la vie, souvent.

Je sais des gens qui font des atrocités que le monde condamne qui n'ont juste pas eu une main tendue. c'est aussi notre faute. Notre très grande faute, que de ne pas donner assez. Cela n'excuse rien, ne justifie rien, n'allège aucune peine. Simplement je suis convaincue de ça.

Il n'y a pas à chercher parmi les grands criminels pour s'en convaincre. Il suffit de regarder autour de soi, parmi ses amis, ou plus simplement en soi.

(egotrip_on)

Je fais des mal les choses, parfois, je fais des choses qui sont males, aussi. Je le sais. Je ne trouve pas ça excusable mais je sais d'où ça vient. J'essaye de dépasser les peurs qui me rendent victime moi même de ces comportements. J'ai blessé des gens, énormément il y a longtemps. petit à petit j'ai appris à me retenir, à me faire violence, à me contenir. A maîtriser mes terreurs et mes réflexes d'auto-défense qui n'abiment pas que moi. Je ne dis pas que je n'ai plus rien à me reprocher, je sais que ce serait faux. Je dis simplement que je ne suis pas quelqu'un de mauvaise, je ne crois pas, même si je fais parfois mal les choses. J'essaye juste d'apprendre la bonne partition. Juste que c'est difficile de faire la part des choses entre son coeur et sa tête, surtout quand elle est malade.

(egotrip_off)

Alors je pense que si on part sur une opinion positive des gens, on leur renvoit une image d'eux qui colle plus à ce qu'ils sont vraiment au fond (bons) qu'à ce qu'ils ont l'air d'être. Et qu'en allant dans ce sens on va dans le bon sens. Dans le doute je suis toujours sûre que la personne à qui je vais m'adresser va m'aider, même si je ne l'ai jamais vu. Je pars toujours du principe que c'est quelqu'un de gentil, et que s'il peut me rendre service, comme ça, gratuitement, par pure gentillesse et générosité, il le fera. Même si ca lui coûte un peu. par bonté.

Presque toujours ils m'ont donné raison, sans même demander les gens sont toujours contents d'aider. On a tous envie de se sentir utile, je crois, ça nous donne une légitimité. Et de se sentir aimé, aussi, et qui n'apprécie pas cet inconnu venu aider? Presque toujours les gens répondent présents. Et je suis sûre que j'ai toujours eu raison de croire. Le doute ne m'aurait jamais servi. Si ca ne marche pas et que je dois me débrouiller, tant pis, mais avoir douté ne m'aurait pas plus avancer. On a rien à perdre à essayer, et tellement à gagner.

(tu as le droit de dire amen.

ouais, je le sens bien qu'on dirait que je prépare mon discours d'investiture de gourou d'une nouvelle secte, mais même pas, en fait. Juste je suis un grand sage quoi ^^ ou alors je dois manquer de calcium^^)

je vous aime avec des bisous aujourd'hui, soyons fous.

08/11/2012

Il y a quelque chose de si juste... si juste...

A l'heure ou tout le monde commence à avoir peur de rentrer seuls, elle les voit arriver, s'assoir en terrasse tout autour d'eux, guetter le signal pour avancer les mains, pour froler les lèvres, pour se caresser des yeux, passer du regard attentif et subtilement soutenu aux oeillades complices. Et donner la dernière estocade. Elle sourit de les voir tous si attentifs à bien tenir leur rôle, à assurer leur jeu. On dirait une partie d'échec ici, il y travaille depuis longtemps, une danse par là, on voit bien que les deux sont déjà d'accord, qu'ils prolongent juste un peu cette partie, pour le plaisir. Elle les trouve drôles, un peu touchant, et ça la fatigue aussi. Elle n'a pas envie de repasser par là. Elle n'a pas envie de jouer, ce soir elle est fatiguée.

Elle le regarde à la dérobée, un peu par en dessous. Il est tellement concentré sur ce qu'il fait, c'est touchant.Elle sent contre le tissu près du coude le frottement tranquille de sa manche et elle se décale un peu. Juste un peu, pour le sentir vraiment, pour ne pas perdre ce petit contact ténu. Il tourne la tête en finissant sa phrase et elle sourit. Elle ne l'a pas écouté, elle pensait à autre chose.

Le soleil descend déjà, elle voit la lumière jouer sur son épaule, elle n'a pas envie de partir. Elle voudrait poser sa tête juste là, dans le petit creux de son épaule où elle s'emboite si bien. Elle ne sait plus pourquoi ils ne sont pas ensemble. Elle ne sait pas pourquoi ils seraient ensemble, non plus. C'est pour ça, sans doute. Mais ce soir elle est fatiguée, elle a retiré ses talons et défait ses cheveux, elle n'a pas à faire semblant avec lui. Elle n'a pas a être mieux qu'elle n'est. Elle peut être juste là, comme ça.

Elle ferme les yeux un moment, il est assis tout près, elle voudrait bien que ça s'arrête, elle aimerait bien dormir là ce soir, à côté de lui, tranquillement, ne pas avoir à chercher ailleurs l'approbation, l'intérêt, l'amour, juste se vautrer dans leur bien être si calme, si calme. Ce serait facile de l'embrasser. Il la laisserait peut être faire. Ils feraient l'amour doucement, comme on se promène en se tenant la main. Elle est fatiguée de tenir le bras de ses amis et les hanches de ses amants, elle voudrait juste tenir sa main, doucement, comme avant. Elle avait peur de s'endormir dans cette histoire mais cela fait trop longtemps qu'elle a perdu le sommeil.

Elle avance un peu son visage, elle tremble de l'intérieur. Elle attrape un verre en même temps que lui, leurs mains se touchent, il sourit tranquillement, il n'a pas senti. Elle soupire. Tout sera si compliqué ensuite, est ce qu'ils seront ensemble? Est ce que c'est ce qu'elle veut? ... mais non, ce qu'elle voudrait, là, c'est juste se reposer contre son torse tiède dans ses bras qui la connaissent par coeur, c'est juste un baiser qui ne promettrait rien. Elle ne veut pas que quoi que ce soit change, elle veut cette tendresse sans qu'elle ne veuille rien dire de plus. Celle que l'on prend par habitude, celle que l'on prend sans y penser. Elle voudrait juste ça, ce soir, mais ça ne marche pas comme ça.

Il y a un soupir qu'elle étouffe. Et un dernier verre d'eau.

Pourtant cette petite tentation des gestes tendre, elle semble si naturelle... elle sait qu'il les retient aussi. Elle ne sait plus pourquoi. Elle voit parfois son bras se relever vers elle puis changer de direction, un peu trop brusquement, un peu maladroit, sans savoir où se poser désormais. Tout ça semble tellement normal, le jour, et si absurde, ce soir. Elle voudrait juste arrêter le manège. Poser sa tête contre lui. Il voudrait la même chose. Embrasser ses cheveux. Elle ne sait plus pourquoi ils se retiennent. Elle voit parfaitement les moments qui vacillent, elle sait quand elle pourrait. Mais elle sait qu'il y aura un après. Que tout peut se briser.

Alors elle se relève et part, avec cette frustration dans le creux du ventre. Sans trop comprendre pourquoi. Et elle rentre dans son appartement vide, fatiguée, elle n'a pas envie de sortir, pas envie d'être seule, pas envie de séduire, tout ça semble si faux. Elle se dit qu'il est seul dans son petit studio là bas, ou avec une autre, simplement, normalement. C'est ce qu'elle a voulu. C'est ce qu'elle veut, surement. Et elle pleure un peu, sans comprendre pourquoi.

25/10/2012

fermer les yeux...

Si je disparaissais, là, maintenant... je crois qu'il ne se passerait juste rien. Rien.

J'essaye, je ferme les yeux. Tout le temps. Pour voir.

Si je disparraissais, juste là. hop. mais rien.

Je ferme les yeux au mileu d'un bouquin, à table, en voiture, en classe, mais rien Il ne se passerait rien. Ca ne changerait rien.

Je crois que je suis fatiguée.