UA-75898527-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/01/2013

splatch

J'ai envie de tremper mes doigts dans la peinture verte et de tout barbouiller. De mettre de la lumière partout, des petites taches, des gros traits de couleurs. J'ai envie de me tartiner de gouache, de me passer les doigts sur les lèvres. J'ai envie de me rouler dedans, de me frotter au ciel pour tout bien mélanger. J'ai envie de laisser de grosses trainées oranges sur les murs de la vie, des grandes éclaboussures dorées comme des soleils, des petits éclats roses soufflés de ma bouche. j'ai envie de secouer mes cheveux bleus jusqu'à repeindre tous vos murs, envie de taguer sur mon corps à coup de bombe de peinture, envie de tout repeindre en bleu, en rose en vert en jaune en blanc, depuis les toits jusqu'aux oranges, des routes jusqu'à la maison, les arbres, les bancs, les enfants... J'ai envie de tout colorier, envie de tout éclabousser, envie de tout rendre vivant, les meubles, les robots, les gens...

07/01/2013

elle était publiée, elle était supprimée, mais j'ai plus envie.

Dans ma chapelle ardente, trop loin de vos lumières, il y a ce soir la flamme de cette chandelle qui brûle pour toi... j'ai ton manteau blanc qui s'éloigne dans ta cité que je n'aime pas qui me crame un peu la rétine... j'ai dans un coin de coeur un manque de ton sourire, j'ai ton rire devant mes godasses, ton putain de rire d'enfant, celui dans lequel on se rapellait que t'étais pas si grand... putain mais garçon tu me manques ce soir c'est un anniversaire que je voudrais fêter ailleurs que dans le noir... Ya la putain de lumière de ta soeur qui me crève encore les yeux, ya les putains de yeux de ton père qui ressemblent tellement aux yeux du mien, qui ressemblent tellement à ceux que t'avais, copain... Tu es de ma famille, comme on peut coller à la vie, ya ce putain de mur qui revient certaines nuits... Ya ce putain de numéro qu'on a jamais pu effacer, et ce soir l'envie trop féroce de lui envoyer un message, juste pour toi, juste au cas où, juste comme ça, parce que c'est ce qu'on devrait faire, aujourd'hui.

Pour toi ce soir c'est des bougies et pas des cierges qui devraient cramer... J'voudrais qu'elles soient sur un gateau, ces putain de flammes qui me renvoient ce soir juste les lumières qu'on a peut être pas eu le temps de voir s'éteindre.

14/12/2012

oublier

ça parlait de plafond blanc, ça parlait de maladresses, ça parlait de silences qui se suffisaient... ça parlait de ma vie, en fait, quand les sons se confondent en musiques liquides, que les notes se détachent sur les plafonds trop hauts...  ça parlait de l'amour et de la sensation d'être soi, juste bien. Juste là.


09/12/2012

tout ira bien

Il y a toutes sortes de marques un peu partout sur ma peau, cette petite tache de naissance en forme d'Australie que mon frère adorait et qui me garde au chaud un morceau de mes besoins de liberté, cette petite tache de soleil, sur ma main, qui me donne l'impression d'avoir soudainement pris corps, d'avoir moi aussi une des marques chéries des mains de ma grand mère, ce tout petit pli qui est venu se nicher doucement dans le bas de mon dos et qui me dis que je suis femme, je les adore. Je les aime. Je chéri toutes les marques que je trouve, sur moi, sur les autres, les marques de la vie moi ça me fait rêver. Les petits plis au coin des yeux qu'on a envie d'embrasser, les petits creux sur le menton ou sur la joue qui ont l'air de vouloir dire quelque chose... Une peinture parfaite c'est joli. On aime la fraicheur des couleurs, on apprécie le trait ferme, les aplats brillants. C'est joli. Mais quand un petit coup de chaise vient érafler le bas de la toile,  quand un peu de poussière poudre le vernis sur un coin de l'image, quand une petite tâche se pose et nous captive au détour de la vie... Alors elle devient belle, elle prend corps, elle devient vivante par l'histoire qu'elle raconte, par l'odeur de chocolat qui émane de ses couleurs ternies, par les images d'ateliers sous le soleil du midi que nous renvoit un angle un peu jauni.


tout ira bien... ce petit chuchotement de ma maman que je peux respirer chaque fois que mes yeux se posent sur ces trois petites taches dorées, sur le dessus de ma main... Elles sont apparues il y a longtemps, et je les chéri chaque jour. je crois que j'aime parfois les marques que la vie dépose sur moi... pouvoir emmener sur sa peau la promesse rassurante de sa foi en l'humain... trimbaler partout avec soi ces mots que seule une mère peut rendre beaux même s'ils sont faux "tout ira bien"... ces mots qu'elle seule peut penser en les disant, malgré les douleurs. Tout ira bien, mes points de suspentions à moi qui ne sait ponctuer ma vie qu'avec ça... 

 

tout ira bien... Ce sourire patient et la pression de sa main sur mon bras que je peux sentir chaque fois que mes yeux se posent sur cette petite ligne de métal qui promet une alliance entre mon souffle court et sa respiration sereine... juste un bijou, un morceau de métal, une promesse. Une putain de promesse. je crois que j'aime parfois les marques que j'ajoute à la vie... pouvoir emmener sur sa peau la promesse rassurante de sa foi en la vie...tout ira bien... ces mots qu'on ne dit plus mais qu'on sait entendre dans la nuit, quand plus rien ne va plus...


tout ira bien... ce regard rassurant et les bras qui chassent les peurs que je retrouve chaque fois que je me yeux se posent sur ces lignes gravées de notes, juste au creux du poignet...mes yeux qui me brûlent un peu du manque. Le manque mais pas le vide, car il y a ces lignes. je crois que j'aime parfois les marques noires qui coulent sur mes veines... pouvoir emmener sur sa peau la promesse rassurante de sa foi en l'amour... tout ira bien... ces mots qu'on savait faux mais que j'ai adoptés...

tout ira bien... la chaleur du désinfectant, la petite douleur vive et si fulgurante qu'on a pas le temps d'avoir mal, le mal c'est de l'apréhension, de la durée... la petite peau réparée qui semble recousue de travers, un peu rafistolée, parce que tout ce que la vie nous casse même si on le répare aura changé. cette petite cicatrice jolie, sur mon doigt. Une petite griffure de la vie que j'aime regarder.

peut être que c'est ça, les lignes de la vie. Putain j'aime les machins qu'on nous dessine dessus, ceux de l'âge, ceux de dwam, ceux des accidents de la vie, ceux qu'on choisi et ceux qu'on regarde apparaitre avec un peu de curiosité, en se demandant ce que l'on va encore bientôt se raconter.


07/12/2012

mon pays

ma terre sainte... petit morceau de rêve et reste de landes sauvages.. représentation graphique du sentiment de liberté... Je suis d'ici, de créteil, née à Chatenay... si loin... mais je suis toujours un peu bretonne dans le ventre. On a pas de papiers, pas de certificats, c'est juste une appartenance accrochée à son coeur. Quelque chose qu'on ne peut pas renier. Ou peut être qu'on peut. C'est peut être ce qui fait la force de cette impression: cela dépend de nous. Mon pays magique, pays de légende... Source intarrissable, vent de fraicheur... l'appel de la mer et de ses côtes sauvages... Envie d'y retourner, comme si un morceau de nous y était toujours resté, moi qui n'y ai jamais vraiment vécu pourtant... Mais je suis un peu de là bas, dans l'âme et dans le coeur. Qui viendra me le contester? Je suis française et j'aime mon pays, sa langue... ma langue! Je ne parle pas le breton. Mais c'est là bas que le vent m'appelle et me chante ses secrets... J'y ai tiré mon prénom, ma famille, et un état d'esprit en forme de vague à lame tranchante, un vague à l'âme plaisant qui nous tiraille et nous enchante. ma terre sainte... petit morceau de rêve et reste de landes sauvages... représentation graphique du sentiment de liberté... mon pays. 

Ma bretagne c'est une plage escarpée ou les lames viennent se briser et nous trempent, nous, en haut de la falaise.

Ma bretagne c'est une petite maison au toit d'ardoise entourée d'hortensias.

Ma bretagne c'est un désert aride balayé par le vent, une lande presque sèche où la végétation est drue et simple.

Ma bretagne.. c'est un éclat de ma famille, ma grand mère devant l'église.

Ma bretagne c'est milles images de la vierge et des clochers qui nous rapellent que le temps passe.

Ma bretagne c'est un pays anciens ou chaque pierre à son histoire et où chacun connait l'histoire de ces bergers pétrifiés par une sirène...

Ma bretagne est vivante et pleine de surprises, elle est aussi dans ces festivals ecclectiques et frénétiques, ces pubs à la musique forte et aux bierres portant des noms qui laissent rêveurs...

Ma bretagne c'est celle de Gwiclann, celle de Brocéliande, celle de Roscoff, celle de Quiberon et de Brest, bien sur, le bout du monde... peut être la fin, peut être le début... là où tout (re)commence...

Ma bretagne c'est mon refuge contre la morosité, c'est une humidité de la terre qui me répette ton tour viendra et qui me fait sentir, entre le limon et la terre, l'odeur un peu fiévreuse de la vie... l'endroit où l'on sait que rien n'est éternel que le vent et le souvenir... le seul endroit où la mort ne vous ravie pas tout à fait au coeur des hommes.