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26/01/2015

c'est moi ou...

ça fait peur hein, quand il t'arrive un truc bien. je veux dire un truc vraiment bien, pas quand tu retrouves un paquet de bn au fond de ton sac mais quand vraiment la vie te dit "allez à ton tour, je vais te faire kiffer". Ca fait peur, ça parait pas crédible, t'es là avec ton sourire à deux balles hésitant à te demander quand elle va te retourner une grande claque dans la gueule "nan mais t'y a cruuuuuuuus hein! retourne dans ta poussière!"

tu passes de l'euphorie au stress, du sourire aux larmes, t'oses pas, t'oses, tu mets du rose et du bleu sur tes yeux tellement tout te parait beau et possible et plein de promesses, tellement tu t'aimes d'un coup, pendant dix minutes... et puis le jour d'après tu te caches sous un vieux pull énorme, tu voudrais être invisible, devenir tellement petite, pas fière, qu'on oublie de tout te reprendre...

ça fait peur hein, quand il t'arrive un truc bien. non?

 

09/12/2012

tout ira bien

Il y a toutes sortes de marques un peu partout sur ma peau, cette petite tache de naissance en forme d'Australie que mon frère adorait et qui me garde au chaud un morceau de mes besoins de liberté, cette petite tache de soleil, sur ma main, qui me donne l'impression d'avoir soudainement pris corps, d'avoir moi aussi une des marques chéries des mains de ma grand mère, ce tout petit pli qui est venu se nicher doucement dans le bas de mon dos et qui me dis que je suis femme, je les adore. Je les aime. Je chéri toutes les marques que je trouve, sur moi, sur les autres, les marques de la vie moi ça me fait rêver. Les petits plis au coin des yeux qu'on a envie d'embrasser, les petits creux sur le menton ou sur la joue qui ont l'air de vouloir dire quelque chose... Une peinture parfaite c'est joli. On aime la fraicheur des couleurs, on apprécie le trait ferme, les aplats brillants. C'est joli. Mais quand un petit coup de chaise vient érafler le bas de la toile,  quand un peu de poussière poudre le vernis sur un coin de l'image, quand une petite tâche se pose et nous captive au détour de la vie... Alors elle devient belle, elle prend corps, elle devient vivante par l'histoire qu'elle raconte, par l'odeur de chocolat qui émane de ses couleurs ternies, par les images d'ateliers sous le soleil du midi que nous renvoit un angle un peu jauni.


tout ira bien... ce petit chuchotement de ma maman que je peux respirer chaque fois que mes yeux se posent sur ces trois petites taches dorées, sur le dessus de ma main... Elles sont apparues il y a longtemps, et je les chéri chaque jour. je crois que j'aime parfois les marques que la vie dépose sur moi... pouvoir emmener sur sa peau la promesse rassurante de sa foi en l'humain... trimbaler partout avec soi ces mots que seule une mère peut rendre beaux même s'ils sont faux "tout ira bien"... ces mots qu'elle seule peut penser en les disant, malgré les douleurs. Tout ira bien, mes points de suspentions à moi qui ne sait ponctuer ma vie qu'avec ça... 

 

tout ira bien... Ce sourire patient et la pression de sa main sur mon bras que je peux sentir chaque fois que mes yeux se posent sur cette petite ligne de métal qui promet une alliance entre mon souffle court et sa respiration sereine... juste un bijou, un morceau de métal, une promesse. Une putain de promesse. je crois que j'aime parfois les marques que j'ajoute à la vie... pouvoir emmener sur sa peau la promesse rassurante de sa foi en la vie...tout ira bien... ces mots qu'on ne dit plus mais qu'on sait entendre dans la nuit, quand plus rien ne va plus...


tout ira bien... ce regard rassurant et les bras qui chassent les peurs que je retrouve chaque fois que je me yeux se posent sur ces lignes gravées de notes, juste au creux du poignet...mes yeux qui me brûlent un peu du manque. Le manque mais pas le vide, car il y a ces lignes. je crois que j'aime parfois les marques noires qui coulent sur mes veines... pouvoir emmener sur sa peau la promesse rassurante de sa foi en l'amour... tout ira bien... ces mots qu'on savait faux mais que j'ai adoptés...

tout ira bien... la chaleur du désinfectant, la petite douleur vive et si fulgurante qu'on a pas le temps d'avoir mal, le mal c'est de l'apréhension, de la durée... la petite peau réparée qui semble recousue de travers, un peu rafistolée, parce que tout ce que la vie nous casse même si on le répare aura changé. cette petite cicatrice jolie, sur mon doigt. Une petite griffure de la vie que j'aime regarder.

peut être que c'est ça, les lignes de la vie. Putain j'aime les machins qu'on nous dessine dessus, ceux de l'âge, ceux de dwam, ceux des accidents de la vie, ceux qu'on choisi et ceux qu'on regarde apparaitre avec un peu de curiosité, en se demandant ce que l'on va encore bientôt se raconter.


17/11/2012

November rain

Il fait encore nuit. Je l'ai bien senti, cette fois, sa lame fine, son poing lourd sur ma cuisse. Je me réveille avec la douleur d'un hématome. Il sera revenu, surement. Suceptibrement, pendant mon sommeil. Peut être que je pourrai le chasser à nouveau, il faudrait essayer. Je me lève le ventre en vrac, l'eau froide me pique un peu les yeux. Je suis assise par terre dans cette salle de bain, je pourrai aller me recoucher, simplement, fermer les yeux, dormir, quitte à le laisser faire. Les cauchemards partent avec le soleil. Je suis fatiguée ce soir, ça bouillone un peu trop. Pourquoi il est là, de nouveau? Qu'est ce que c'est que ce regard inquisiteur qu'il me projette, cette impression d'être détaillée comme du bétail, peut être qu'il prendra une cuisse, ou plutôt une aile. Une aile droite, celle qui n'a pas de quoi voler. J'ouvre la fenêtre, l'air est glacé et me pique la peau. Je m'enroule dans une serviette, et je reste là. ça pique doucement la gorge, ça va mieux. De l'air de l'air de l'air. Ca donne envie de planer, cette vue sur mon toit. Comme si on allait pouvoir s'envoler, comme à la cigale quand ils sont tous assis, comme un plongeon tentant. Ca me rappelle la roche près de porquerolles. Pourquoi je pense à ça. Cette vue de ma fenètre elle me fait tellement tellement penser à la mer, juste en dessous... Ma mer, mon océan. La mer de ma Bretagne qui est soudainement devenue celle de quiberon. Celle du paradis. de la tempète. Oh j'aimerais bien une grosse tempète, là, tout de suite. Avec de la pluie. De la pluie fine et rapide, celle qui te colle les cheveux sur les tempes et qui dégouline en petites rigoles le long de ton dos. November Rain. Il n'y a pas de musique ici, juste le bruit de la pluie, c'est comme si elle avait mis la bo de ma vie sur pause, le temps de recevoir un peu de calme. Toute une nuit avec ma musique, a regarder ton plafond blanc, irrégulier, tranquille. Putain de moments suspendus. Pourquoi il est revenu. Pourquoi je pense à ça. J'allume une clope, je m'assied sur le toit mouillé, pour pas que la fumée rentre. je suis là au milieu de la nuit à fumer sous la pluie, assise en serviette sur mon toit. Ca me fait rire. Un vrai rire qui remonte tranquillement dans la nuit. Un vrai rire qui plisse les yeux. Ca va mieux. Il est parti. Il ne me prendra pas cette nuit. Je regarde la lumière de mon téléphone qui clignote au fond, là bas, dedans, près du lavabo. Ce n'est surement pas lui. ma cigarette est éteinte, je suis frigorifiée. j'allonge mes jambes sur les tuiles froides, les gouttes dessinent de petits traits de lumière, je frissone. Je ferme les yeux, juste un peu, pour le plaisir de me sentir vaciller dans la nuit. Il est parti, ma tête est plus calme, dans mes tempes les tambours sont devenus sourds. Je pourrais juste me sécher et reprendre la place dans le creux de mon lit. je pourrai l'appeller, lui dire. Lui dire qu'il est dans ma tête et dans mon corps aussi, parfois. ou juste me sécher et reprendre la place dans le creux de ma vie.


09/11/2012

peut être

" Tu crois qu'il m'entend de la haut...?"

"Tu crois que mes parents s'aiment encore?"

"Tu crois qu'il va revenir un jour?"

"Tu crois que je vais y arriver?"

"Tu crois que si je lui demande, comme ça, il va m'aider?!!"

Peut être.

Oui.

C'est pas la peine de me regarder de haut, de dire qu'il ne faut pas être condescendant, de dire qu'il faut ouvrir les yeux. Je ne répond pas ça par pitié, je répond ça car je le pense. Peut être. Oui. Oui je crois fondamentalement en l'être humain, je crois que les gens sont bons, tous. Tous. Au fond, parfois bien caché.

Je crois que tout ce qui est du domaine du mal vient d'une douleur non maîtrisée. Je crois que les gens pêtent des cables, mais qu'ils sont bons, au fond. Ca ne rend pas tout excusable, mais péter un cable, c'est humain.

Il y a des choses qui provoquent en nous de telles réactions qu'un mécanisme d'auto défense se met en place, et que ce mécanisme peut être mauvais. Qu'il l'est souvent. Qu'il peut blesser, qu'il peut meurtrir, plus ou moins violemment selon les gens. Mais je crois que si on peut soigner la blessure originelle et donner beaucoup, beaucoup d'amour, cela se soigne. Je crois que les gens sont en mal d'amour. Je crois que les gens sont bons mais que certains n'y croient plus. Et que c'est ce qui rend tout plus difficile.

C'est pour cela que je ne sais pas en vouloir à quelqu'un. Que je n'arrive pas à avoir de rancune. J'ai des peines et des douleurs indélébiles liées à certaines personnes. Elles peuvent me faire peur, me faire mal. Mais pas les détester. Je crois que de ma vie je n'ai jamais détesté quelqu'un plus d'une semaine. J'ai parfois l'impression, la douleur peut me le faire croire, l'espace d'un moment, et le moment d'après je sais que c'est faux. On parle de Haine, je ne comprend pas. Je n'arrive pas à me le figurer. Sur une fraction de seconde, oui, bien sur, sur une journée, sur un moment précis de fulgurante douleur. Pas sur des mois, pas sur toute une vie.

Je ne suis en froid avec personne. Je ne l'ai jamais été. j'aime tous les gens que j'ai aimé un jour, parce que ce sentiment ne change jamais. Il y a des gens que je vois moins, des gens que je ne vois plus, du fait de la distance, de la vie simplement, ou d'erreurs qui rendent tout plus difficiles. Mais je ne suis pas fachée contre quiquonque.

Même lui? Même lui. J'ai la douleur tenace mais aucune rancoeur. de la peur, encore, tout de même, même après tout ce temps. La peur colle à la vie, souvent.

Je sais des gens qui font des atrocités que le monde condamne qui n'ont juste pas eu une main tendue. c'est aussi notre faute. Notre très grande faute, que de ne pas donner assez. Cela n'excuse rien, ne justifie rien, n'allège aucune peine. Simplement je suis convaincue de ça.

Il n'y a pas à chercher parmi les grands criminels pour s'en convaincre. Il suffit de regarder autour de soi, parmi ses amis, ou plus simplement en soi.

(egotrip_on)

Je fais des mal les choses, parfois, je fais des choses qui sont males, aussi. Je le sais. Je ne trouve pas ça excusable mais je sais d'où ça vient. J'essaye de dépasser les peurs qui me rendent victime moi même de ces comportements. J'ai blessé des gens, énormément il y a longtemps. petit à petit j'ai appris à me retenir, à me faire violence, à me contenir. A maîtriser mes terreurs et mes réflexes d'auto-défense qui n'abiment pas que moi. Je ne dis pas que je n'ai plus rien à me reprocher, je sais que ce serait faux. Je dis simplement que je ne suis pas quelqu'un de mauvaise, je ne crois pas, même si je fais parfois mal les choses. J'essaye juste d'apprendre la bonne partition. Juste que c'est difficile de faire la part des choses entre son coeur et sa tête, surtout quand elle est malade.

(egotrip_off)

Alors je pense que si on part sur une opinion positive des gens, on leur renvoit une image d'eux qui colle plus à ce qu'ils sont vraiment au fond (bons) qu'à ce qu'ils ont l'air d'être. Et qu'en allant dans ce sens on va dans le bon sens. Dans le doute je suis toujours sûre que la personne à qui je vais m'adresser va m'aider, même si je ne l'ai jamais vu. Je pars toujours du principe que c'est quelqu'un de gentil, et que s'il peut me rendre service, comme ça, gratuitement, par pure gentillesse et générosité, il le fera. Même si ca lui coûte un peu. par bonté.

Presque toujours ils m'ont donné raison, sans même demander les gens sont toujours contents d'aider. On a tous envie de se sentir utile, je crois, ça nous donne une légitimité. Et de se sentir aimé, aussi, et qui n'apprécie pas cet inconnu venu aider? Presque toujours les gens répondent présents. Et je suis sûre que j'ai toujours eu raison de croire. Le doute ne m'aurait jamais servi. Si ca ne marche pas et que je dois me débrouiller, tant pis, mais avoir douté ne m'aurait pas plus avancer. On a rien à perdre à essayer, et tellement à gagner.

(tu as le droit de dire amen.

ouais, je le sens bien qu'on dirait que je prépare mon discours d'investiture de gourou d'une nouvelle secte, mais même pas, en fait. Juste je suis un grand sage quoi ^^ ou alors je dois manquer de calcium^^)

je vous aime avec des bisous aujourd'hui, soyons fous.

08/11/2012

Il y a quelque chose de si juste... si juste...

A l'heure ou tout le monde commence à avoir peur de rentrer seuls, elle les voit arriver, s'assoir en terrasse tout autour d'eux, guetter le signal pour avancer les mains, pour froler les lèvres, pour se caresser des yeux, passer du regard attentif et subtilement soutenu aux oeillades complices. Et donner la dernière estocade. Elle sourit de les voir tous si attentifs à bien tenir leur rôle, à assurer leur jeu. On dirait une partie d'échec ici, il y travaille depuis longtemps, une danse par là, on voit bien que les deux sont déjà d'accord, qu'ils prolongent juste un peu cette partie, pour le plaisir. Elle les trouve drôles, un peu touchant, et ça la fatigue aussi. Elle n'a pas envie de repasser par là. Elle n'a pas envie de jouer, ce soir elle est fatiguée.

Elle le regarde à la dérobée, un peu par en dessous. Il est tellement concentré sur ce qu'il fait, c'est touchant.Elle sent contre le tissu près du coude le frottement tranquille de sa manche et elle se décale un peu. Juste un peu, pour le sentir vraiment, pour ne pas perdre ce petit contact ténu. Il tourne la tête en finissant sa phrase et elle sourit. Elle ne l'a pas écouté, elle pensait à autre chose.

Le soleil descend déjà, elle voit la lumière jouer sur son épaule, elle n'a pas envie de partir. Elle voudrait poser sa tête juste là, dans le petit creux de son épaule où elle s'emboite si bien. Elle ne sait plus pourquoi ils ne sont pas ensemble. Elle ne sait pas pourquoi ils seraient ensemble, non plus. C'est pour ça, sans doute. Mais ce soir elle est fatiguée, elle a retiré ses talons et défait ses cheveux, elle n'a pas à faire semblant avec lui. Elle n'a pas a être mieux qu'elle n'est. Elle peut être juste là, comme ça.

Elle ferme les yeux un moment, il est assis tout près, elle voudrait bien que ça s'arrête, elle aimerait bien dormir là ce soir, à côté de lui, tranquillement, ne pas avoir à chercher ailleurs l'approbation, l'intérêt, l'amour, juste se vautrer dans leur bien être si calme, si calme. Ce serait facile de l'embrasser. Il la laisserait peut être faire. Ils feraient l'amour doucement, comme on se promène en se tenant la main. Elle est fatiguée de tenir le bras de ses amis et les hanches de ses amants, elle voudrait juste tenir sa main, doucement, comme avant. Elle avait peur de s'endormir dans cette histoire mais cela fait trop longtemps qu'elle a perdu le sommeil.

Elle avance un peu son visage, elle tremble de l'intérieur. Elle attrape un verre en même temps que lui, leurs mains se touchent, il sourit tranquillement, il n'a pas senti. Elle soupire. Tout sera si compliqué ensuite, est ce qu'ils seront ensemble? Est ce que c'est ce qu'elle veut? ... mais non, ce qu'elle voudrait, là, c'est juste se reposer contre son torse tiède dans ses bras qui la connaissent par coeur, c'est juste un baiser qui ne promettrait rien. Elle ne veut pas que quoi que ce soit change, elle veut cette tendresse sans qu'elle ne veuille rien dire de plus. Celle que l'on prend par habitude, celle que l'on prend sans y penser. Elle voudrait juste ça, ce soir, mais ça ne marche pas comme ça.

Il y a un soupir qu'elle étouffe. Et un dernier verre d'eau.

Pourtant cette petite tentation des gestes tendre, elle semble si naturelle... elle sait qu'il les retient aussi. Elle ne sait plus pourquoi. Elle voit parfois son bras se relever vers elle puis changer de direction, un peu trop brusquement, un peu maladroit, sans savoir où se poser désormais. Tout ça semble tellement normal, le jour, et si absurde, ce soir. Elle voudrait juste arrêter le manège. Poser sa tête contre lui. Il voudrait la même chose. Embrasser ses cheveux. Elle ne sait plus pourquoi ils se retiennent. Elle voit parfaitement les moments qui vacillent, elle sait quand elle pourrait. Mais elle sait qu'il y aura un après. Que tout peut se briser.

Alors elle se relève et part, avec cette frustration dans le creux du ventre. Sans trop comprendre pourquoi. Et elle rentre dans son appartement vide, fatiguée, elle n'a pas envie de sortir, pas envie d'être seule, pas envie de séduire, tout ça semble si faux. Elle se dit qu'il est seul dans son petit studio là bas, ou avec une autre, simplement, normalement. C'est ce qu'elle a voulu. C'est ce qu'elle veut, surement. Et elle pleure un peu, sans comprendre pourquoi.