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02/05/2012

princesse

e72d402d.jpgPardon si j'ai changé la fin de l'histoire, et aussi un peu le début, mais tu sais en vrai, ma princesse, il faut descendre de leurs nuages... Ils ont pas eu beaucoup d'enfants, c'est pas vraiment ce qu'il y a de mieux, juste un peu, tu sais, c'est déjà plutôt bien...

Je m'en fiche si je suis malade, si parfois j'ai de la fièvre, si souvent on mange des pâtes, et si mes robes sont pas en soie, moi je dis que j'suis une princesse, même en vieux jean déchiqueté, parce que je sens le parfum de la crème et que mes yeux sont allumés...

Pardon si j'ai un peu fichu le bronx et tout retourné dans ton château, j'étais pas trop dans la tourelle, où alors juste pour le plaisir, parce que j'aime les petits endroits où on se sent comme protégé, mais personne m'avait enfermé, ça je ne sais pas l'accepter... Des fois je vois des papillons, alors je fais tourner ma jupe au milieu tout exprès, pour faire comme un cliché, pour me prendre pour une petite fée, et ça me fait rire aux éclats, même si je tombe un peu, parce qu'en vrai j'ai un peu de peine à croire qu'on est rien que des gens. Juste des gens.

Je m'en fiche d'être comme un garçon quand les amplis me font bondir dans les arènes des concerts... Moi je suis quand même une princesse parce que j'embrasse la rosée souvent les matins de printemps...

Pardon si tu n'sais plus ce qu'on est censé être, si tu as perdu la clef du carosse rayé, si tu crois que dans mes yeux tu lisais ton bonheur quand ils ne racontaient que ce que j'aime en eux. Ramasse sous ton bras ton vieux conte de fée, il a trop de poussière il faut le déchirer, et garder des morceaux de couleurs de ses pages, pour fabriquer avec un nouvel avenir qui ne soit pas trop sage.

09/03/2012

jamais victime

coupable toujours sauvée sans comprendre pourquoi...

Il y a parfois ces crises d'angoisses, encore. Ces crises de pseudo-claustrophobie si je me sens coincée, privée de liberté, sans possibilité de fuite. Des bouchons qui s'éternisent, seule dans ma voiture coincée 2heures entre un camion et le rail de sécurité, l'angoisse qui monte. La vile, la sourde, celle qui te fais honte mais qui a du mal à te lacher.

Je ne me sens pas victime. Ce n'est pas ce que la vie a choisi pour moi. Plutôt ce n'est pas ce que j'ai choisi de faire de cette vie. Sans trop savoir pourquoi, je ne me sens pas méritante de m'en sortir. Je serre les dents, je fonce dans le tas, et là où je pensais m'écraser contre un mur, les obstacles s'écroulent un peu, et ça passe, quitte a perdre un peu de soi sur les bords. Finalement ça a quelque chose de presque facile, on finit par y croire, par foncer dans le mur sans penser y rester. Et ça marche. Ca doit avoir quelque chose d'injuste, au fond. Mais je ne suis pas victime de cette vie.

Je ne saurais plus jamais l'être.

05/03/2012

lui

Est ce que je suis quelqu'un de mauvais?

Ya mes vieux démons qui reviennent, après une conversation (une lapidation?) par quelqu'un de mon ancienne vie, quelqu'un qui compte, tellement... Quelqu'un que je voudrais heureux, que je voudrais ami pour pouvoir partager un peu de la lumière que j'ai cru avoir retrouvé...

Parce qu'après certaines guerres on comprend qu'on ne peut plus. On comprend comme l'homme que la vie a mis sur ma route ne va pas partir. Après 10ans de peurs, de fuites, de doutes. On se réveille un matin, et on sait que personne ne pourras nous rassurer comme ça. On voit qu'il retient le masque à oxygène. On sait sa retenue quand les démons me prennent, quand je me tord, quand je hurle, quand je deviens mauvaise, quand je veux qu'il me haisse comme je me hais, quand je veux finir ce qui a été commencé il y a si longtemps, finir de déchiqueter ce qui reste de moi.

Il sait comme je menace de me rompre à chaque changement de respiration. Il sait comme je ne me tiens qu'à une brindille et comme un seul mot pourrait me briser. Il sait les mots à ne pas dire. Il sait les gestes à ne pas faire. Il sait comme en me repoussant une fois il pourrait me rompre à jamais. Je sais qu'un seul signe d'amour tiède, un seul geste violent, un seul mot dur, un seul, me perdrait pour lui. Pour moi. Pour toujours. Parce que je n'ai pas la force d'affronter mes terreurs, parce que passer une seule fois au second plan dans sa vie, entendre une seule fois qu'il pourrait aimer autrement, voir une seule fois qu'il préfèrerait autre chose, sentir une seule fois qu'il me tiens à distance, et je me perds. Je le sais depuis toujours. Personne n'a jamais réussi. Personne. Et il sait. Il sait mes terreurs et mes égarements, il sait que je suis construite sur du sable, mouvant.

Il sait ne pas respirer pour que je ne tombe pas. Il sait ne pas me blesser quand je ne suis que plaie béante, et recevoir mes larmes sans reproche. Il sait ne pas me toucher quand j'ai mal d'être moi, il sait me regarder quand je suis apeurée.

J'ai parfois cherché l'approbation dans des yeux qui ne comprenaient pas. J'ai parfois eu l'impression de vivre avec lui une amitié seulement, mais une amitié fondatrice, essentielle.

Je ne tombe pas amoureuse comme on tombe d'un arbre, parce que je sais que personne ne peut m'aimer vraiment. Et après dix ans de doutes et d'attente qu'il finisse par les dire, ces mots qui me détruisent, ces gestes qui me tuent, qu'il me brise comme tous les autres m'ont brisée, même sans le vouloir, même sans le faire exprès, je me suis rendue compte qu'il ne les dirait pas. Qu'il ne me secoueras pas comme on secoue un ami qui nous blesse parce qu'il sait que s'il me secoue des morceaux de moi vont encore tomber par terre, qu'il retiendra ma main quand je voudrais lâcher la corde pour voir si quelque chose existe autre part. Et que si je tiens debout aujourd'hui c'est qu'il m'a recollée, pièce par pièce, petit à petit, sans jamais se lasser de me voir continuer à m'arracher des morceaux de moi, et avec toutes mes fissures, toutes mes cicatrices, toute ma putain de fragilité qui rend fou et qui détruit tout ce qui s'approche à force de s'autodétruire, il reste là.

Pour la première fois de ma vie, je crois que je commence à croire qu'on m'aime pour de vrai. Moi. Entière. C'est tellement étrange... Quelqu'un qui m'aime malgré moi, et qui ne me détruit pas sans le vouloir à chaque mot maladroit, à chaque faux pas... Parce qu'on ne répare jamais les morceaux de moi ce que l'on a cassé soi même. Je ne me laisse pas faire. J'ai trop peur. Je suis trop sauvage pour ça. On ne m'approche plus le coeur après m'avoir griffé la vie, c'est ma seule carapace, celle que je n'arriverais jamais à perdre. Si un jour tu me blesses, sans même t'en rendre compte, tu me perds. Et tu signes quelques mois, quelques années de folle dépression. Parce que la dépression qui n'est pas folle, on se fait chier avec. La mienne elle est tarée, elle aime se jeter dans le vide et se frapper le ventre, se griffer les paumes des mains et se cogner sur le sol. Il est des douleurs muettes qui dépassent l'entendement. Et d'autres qui implosent parfois, sans prévenir. Alors laissez moi rire avec vos "il m'a dit je t'aime" et autres conneries! si un jour de fatigue ou de colère il t'a dit aussi "tu es mauvaise" ou "laisse moi" ou "je pourrais aimer quelqu'un d'autre un jour", il ne t'aime pas. C'est comme te dire crève salope. Ca vaut un bon internement. Welcome to my mind.


s'excuser d'être heureux

Quand tu vas mal, que tu (te) fais du mal, les gens t'engueulent, te disent que c'est à toi de sortir la tête de l'eau, de te bouger, que tout est une question de volonté, que rien n'excuse ou n'explique que juste tu ailles putain de pas bien... Ils comprennent pas que tu peux avoir des besoins différents des leurs, des biens pensants, des biens gentils, des biens sages... Ils comprennent pas que ce qui aurait pu suffire à quelqu'un d'autre ne peut pas te suffire, que ton bonheur ne dépend pas de ce qu'on est censé attendre mais de ce dont tu as besoin toi. Tu te retrouves à avoir encore plus honte d'être mal, à t'excuser d'être malheureux.

Il comprennnent pas que quand ils font les choses comme ils auraient besoin qu'on les fasse pour eux ils ne font pas forcément comme tu en as besoin toi. Et ils te font cher payer ton malheur, qui semble être comme une "non reconnaissance" de "tout ce qu'ils ont fait pour toi". Sauf que toi, ça t'a juste blessée à en crever mais ça on en a rien à foutre, parce que c'est pas NORMAL.


Mais si un jour tu tiens un peu plus fermement la rampe, que toute hésitante tu commences à avancer, que fière d'être enfin comme on l'attendait de toi tu veux juste revenir, faire profiter ceux qui ont été la quand ça n'allait pas de ta douce quiétude enfin retrouvée après des années de galères, de doutes, de guerre contre toi même... Alors tu vas recevoir comme une nuée de pierres, de coup de langues de vipères, parce que tu n'as pas le droit d'être bien maintenant si tu ne l'étais pas quand on a fait "tout pour toi", que ton rôle à toi c'est d'arpenter les couloirs d'une clinique pour que leur monde garde tout son sens, alors voilà, si tu essayes de sourire un peu tu deviens une ingrate, une menteuse, une hypocrite, une salope.

Et tu t'excuse d'être un peu heureuse.

Sans déconner ya un moment où ça s'arrête?

04/03/2012

bordel d'amour

Ou est la frontière entre l'amour et son substitut, entre l'amour et le piège, entre l'amour et l'envie, entre l'amour et le désir d'aimer, entre l'amour et le désir d'être aimé, entre l'amour de l'autre et l'amour de soi, entre l'amour de l'autre et l'amour de l'amour...?

Quand est ce que l'amour-don cesse d'être une demande, et que l'amour-piège devient quelque chose de beau?