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16/02/2013

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c'est dégueulasse. Juste vraiment dégueulasse.

15/02/2013

un coin d'herbe, au soleil, pas loin de l'eau. des rochers qui surplombent la mer. du thé. des kilomètres en voiture. De la musique. des nuages. de la vie. et puis de la mort, aussi.

Mon piano pleure un peu trop joliement pour pouvoir chanter correctement, j'aurai bien repris ma guitare, ce soir, pour jouer à être un peu goldman entre deux chansons de scorpions ...


Un soir qui n’voulait pas finir

Une journée inutilité

Juste un moment sans avenir

Et je t'ai croisé

Ca aurait pu être un sourire

Ou juste deux mots échangés

Mais ça n'a jamais pu finir

Je t'ai trop aimé...

 

Et mes nuits sont devenues blanches

Mais d'un blanc doux et coloré

Elles ont transformé mes silences

En moments dorés

Tes yeux ont fait de mes absences

Des rêveries toutes éveillées

Je t'ai proposé mes errances

Tu as accepté

 

Moi je n'avais rien à offrir

Toi tu as voulu trop donner

Je t'ai échangé un sourire

Contre un peu de thé

Je n'avais rien le temps de dire

Tout était déjà décidé

A peine le temps de saisir

C'était terminé

 

Un petit morceau près du cou          

La promesse de quelques nuages                                                                        

Un mot ensemble, rien du tout

Sur un bout de page

C’était déjà tellement bon

Tu as eu peur de mes toujours

J’ai voulu croire que la raison

Dépassait l’amour

    

Le temps efface les baisers

Que j'avais posés sur ton cœur         

La vie déjà rappelle à l’heure

Au temps de filer       

Puis on est retombé sur terre              

Et tout est partit en fumée                                                                     

Dans les dernières volutes claires                                                                

D'un moment volé

11/02/2013

sacré toi

fin février, le pape quittera ses fonctions. Ca me laisse un peu de marbre. En fait ça me semble bien, même, pour l'église. Jean-Paul II m'a manqué, Benoît XVI ne le fera pas. Je n'ai même pas envie de parler de lui, à vrai dire. Ca me fait simplement penser à "mon" ancien pape, plutôt. Aux larmes dans sa crypte, à l'émotion palpable et écrasante du monde autour. Même l'Homme, qui ne croit pourtant vraiment en rien, se sentait un peu perturbé. Rome la belle, encore. Je me rappelle son visage tellement semblable à celui de mon grand père qu'à chaque apparition je ne pouvais que l'aimer. Le double de mon pépé, de mon amour de pépé. Et puis ses mots, pour la jeunesse, pour les femmes, ces mots justes et aimants qui me parlaient, au delà de la religion et de mes avis plus ou moins détachés d'elle, ces mots qui rassemblaient même si parfois ses combats allaient à l'encontre des miens, ces mots pansements parfois quand la culpabilité trop grande est niée par le monde qui se veut moderne et objectif et qui en prétendant accorder des droits ne fait qu'alourdir le poid de ce qu'on a plus le droit d’exécrer.... des mots justes, fidèles au ressenti et à la douleur, et qui parlent de rédemption, d'amour, de pardon... Parce que c'est en cela que j'aurai besoin de croire, il n'y a que cela qui puisse aider... Dire OUI tu as mal, OUI tu as fait quelque chose d'horrible, et tu pourras un jour avancer même si cela est éternel, c'est reconnaître ce que je vis, c'est proposer quelque chose. Feindre que tout cela n'est rien, que la douleur n'a pas lieu d'être... c'est juste forcer à porter seule le poids de la honte et du repentir, de la culpabilité qui n'est plus jamais amoindrie par sa confession, sa reconnaissance... Il y a des meurtriers que la prison soigne, qui ont l'impression de "payer leur dette", qui ont besoin de se rendre, d'avouer, de payer pour avancer. Nier ce qu'il ont fait de mal, prétendre qu'ils sont libres, c'est les contraindre à mourir du dedans. La Madeleine. Une bougie qui vacille. Je suis fatiguée de reculer toute seule.