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03/03/2012

Un

C'est un homme sur de lui. Un homme d'importance. Un homme intelligent. Un charme, une présence.

C'est un homme plein d'assurance, un de ceux qui m'intimident. Un de ceux auprès de qui j'ai honte d'être, auprès de qui je me sens minuscule et fade.

Il me parle des autres femmes, des stupides qui lui courent après, avec qui il joue quelque temps, blasé et un peu fatigué, et il me parle de celles qui valent la peine d'attendre, qu'il admire un peu de plus loin, celle qu'il a aimé avant, qu'il aime encore maintenant, celles qui sont belles comme des soleils et fines comme des poèmes. Celles qui valent tellement mieux que moi. Et j'me sens encore disparaître, rougir, honteuse d'exister.

C'est un homme entouré, mais pas par des copains, un avec de vraies relations, des gens qui ont un intérêt, des gens qu'on voit, des gens pressés, des gens qui parlent trop fort, des gens arrogants, des gens qu'on montre, des gens qui comptent.

 

Même ses douleurs sont essentielles, ses doutes rares, son passé lourd.

Un peu amusé de me sentir gênée, de me sentir petite, de se sentir comme un géant dans mon monde de poupée sous extasie, dans mon monde de mojitos bleus et de copines allumées, dans mon monde d'amis discrets, de famille douce, de projets réguliers, dans mon monde en reconstruction qui ne croise jamais son monde. Il aurait du ne pas daigner me jeter un regard. J'aurai du ne pas lever la tête.

Mais il a ce magnétisme et cette espèce de fascination qu'il exerce sur moi... Il a cette faculté de m'intéresser, de me faire rire... il me touche aussi. Parfois j'ai l'impression de découvrir quelque chose derrière cette carapace, sous ce sourire, derrière ces yeux délavés. C'est un homme de confiance, j'en suis sûre, je le sais. Un sur qui s'appuyer. C'est ce qui me chagrine. Ce qui me perturbe. Il est tout et son opposé.

Un de ces coups m'a tout ôté, la vie et l'envie avec elle... Je n'ai plus envie, c'est passé... Sa vie ne me va pas, ses besoins sont trop loin des miens, son passé m'accable,
mes désirs sont taris avec mes larmes... Mon ange est mort et avec lui tout espoir de voir renaître près de lui l'innocente clartée de mes sentiments.

Il me fuis quand je hurle ma douleur et qu'il me manque... Mes amis me portent, me sèvrent. On fait des listes qu'on brûle, des promesses d'avancer... J'ai besoin de m'en sortir, de la drogue de ses mots, de la brûlure de ses yeux, de la terreur de son absence... Parce qu'il me tient à ça, en marchandant sa présence, en distillant un mot, en se refusant, en menaçant de me lâcher, me lâcher dans le vide, alors petit à petit je retourne sur le chemin. Pour tomber de moins haut. Pour avoir moins peur, moins mal. Je remonte sur mes pieds, comme je peux. Je voudrais qu'il me tienne la main, mais il n'a pas besoin de moi. Je ne suis d'aucun intérêt pour quelqu'un comme lui. Seul mon adoration, mon amour illimité, ma terreur de le perdre pouvaient l'aider. Mais je suis trop fragile pour ça. Trop blessée pour avoir le coeur. 

Il joue au chat avec moi, je me sens prise au piège, je tente de m'enfuir, il me retient toujours d'un coup de patte... Je crois un peu qu'il m'aime et il s'éloigne aussitôt... Il a juste besoin de cette adoration qui ne saurait lui suffire, de cette reconnaissance que je lui apporte mais sans avoir les épaules... Il est trop fort pour moi. Je rend les armes. Se faire jeter par une souris pour un chat qui vit dans son monde, c'est trop compliqué. Ca blesse. Ca cartonne. Mais la souris déjà bien griffée ne peut pas jouer toujours. Arrive un moment où il s'agit de sauver sa peau. 

 

J'aurai tellement besoin de ses mots quand j'ai peur, de sa main quand je saigne, de sa présence. Mais pas comme ça. Plus comme ça.

Commentaires

Ça me rappelle quelqu'un (en fait quelqu'une).

Écrit par : Cohen | 04/03/2012

En passant, (parce que je sais pas où poser la question) c'est un vrai tatouage sur la photo ? Et c'est à toi ?

Écrit par : Cohen | 04/03/2012

Oui une petite envolée sur mon épaule gauche. Une envie au départ et puis un jour un besoin. Je marque un peu les pages comme ça moi. C'est le 2ème (et dernier), je n'ai jamais regretté (je ne me souviens plus de comment j'étais avant) ^^

Écrit par : lamarie | 04/03/2012

C'est un très beau tatouage, vraiment. Une belle idée, une belle réalisation. Je suis un peu (je pense) comme toi : dans les moments cruciaux, j'ai ce besoin de me faire dessiner dessus, fixer les choses, comme pour les exorciser.
Étonnant, tu arrives et tu es la même que moi (avec trente ans de moins) (et pas le même sexe). Fais gaffe, tu vas finir avec du poil sur la moustache et une alopécie.

Écrit par : Cohen | 04/03/2012

pour le réalisation je suis tombée en amour devant le trait d'une tatoueuse sur internet (dwan), je lui ai envoyé un mail en lui disant ce que je voulais, je lui ai dit en gros que même si c'est a 100km d'ici et même si c'est dans 100jours, je voulais que ce soit elle qui le fasse. Deux semaines plus tard elle venait sur Paris et il lui restait un créneau... Et elle a compris exactement ce que je voulais (je ne sais pas dessiner, c'est pas évident d'avoir une idée très précise et de ne pas être capable de la mettre tout à fait en forme soi-même).
Merci en tout cas

Pour ce qui est de se ressembler, je dois dire que je le prend plutôt très bien (la moustache et l'alopécie en moins)

Écrit par : lamarie | 04/03/2012

Les commentaires sont fermés.