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28/02/2012

juste ici...

Juste ici il y avait des mots.

Il y avait des questions sans réponses, des déclarations d'amour, des chansons inutiles, des cris de rage, des larmes amères... Il y avait des petits textes qui avaient envie de prendre le large, des photos qui voulaient montrer ce que frôlait mes yeux du coeur, des gens qui souriaients, des drames, des mots pour maîtriser des sensations diffuses.

Juste ici il y avait des gens, des amis de passages, des lecteurs inconnus, des gens qui me suivaient, des amis de toujours, et quelques SOS qui leur parlaient aussi...

Juste ici il y avait tout un pan de ma vie, au fil de mon stylo et au fil de mes larmes. Et puis un jour j'ai cru que tout était fini. Qu'il n'y avait plus rien. Ni ici ni ailleurs. Que tout était vain, et que tout était trop. Alors ici, il n'y a plus rien eu. J'ai voulu me gommer, et avec moi tout ce que j'avais pu dire. Tout, ce n'était pas encore grand chose. Mais c'était un peu de moi. Et ce soir j'ai envie de me recomposer. Tout doucement, j'ai commencé. Et j'avais encore trop à dire, mais plus à personne. Parce que j'existe encore. Et que c'est bien assez.

J'ai repensé que parfois dans les soirs un peu tristes j'aimais relire ici un peu de mon soleil. J'ai repensé à ce que j'ai pu vivre aussi, ce qui déborde encore...

Il faut que je parle, non pas pour qu'on m'écoute, mais pour qu'en s'écoulant les mots me soignent... Je n'aime pas parler à mes amis, je préfère leur sourire. Et je n'ai pas envie de payer pour qu'on m'écoute, pas envie d'imposer à quelqu'un de m'écouter. Alors juste ici il n'y aura pas grand chose, mais juste comme avant, quelques sensations sourdes, quelques douleurs muettes et un peu de soleil. 

Juste pour me retrouver.

Vous êtes ici chez moi, essuyez vous les pieds.

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