15.09.2009
de larmes et de chaleur
Il y a juste ce désir de ta femme.... Mais je ne veux pas qu'on me voit, je ne veux pas qu'on me touche, je veux juste brûler de l'intérieur, finir de me consumer des yeux...
Tu me vois avec amour. Tu regardes mon corps meurtri, mes jambes endolories, mon dos qui tremble.... Tu regardes ce corps qui m'a fait tant de mal, et dans tes yeux il y a cet amour qui m'empèche de te haïr. Il y a tes yeux qui me brûlent, il y a cette honte d'être moi, cette peur de laisser voir ma chair, ma main qui aggripe le drap, mes bras qui enserrent mes jambes....
Il y a ce corps qui pleure d'exister, ce désir de s'autodétruire de se mutiler... Et il y a ta main qui frémit contre moi, la chaleur de ta paume, la pression de tes doigts. Il y a ce moment où j'étouffe un sanglot, où je veux respirer. Et il y a tes lèvres qui embrassent ma main, qui brulent, qui rafraichissent, qui parlent de demain. Ta bouche qui effleure chaque endroit de mon corps, en distillant doucement des mots d'adoration. Des mots qui rassurent, des mots qui caressent, des mots qui parlent d'avenir, des mots qui parlent de souvenirs, des mots qui me disent "tu es belle", des mots qui me disent "que je t'aime", ton souffle qui apaise les brulures qui ravagent mon ventre, tes baisers qui soulèvent mon corps qui s'oublie, tes mais qui me caressent, qui me touchent, qui me serrent, qui m'empoignent, qui m'aiment... Il y a cette larme qui me brûle la joue. Ce moment silencieux où j'ai mal d'exister. Ce moment trop conscient avant d'abandonner. Ce moment où je te hais de m'aimer...
18:34 Publié dans Un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note












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