30.06.2008

it could be you

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En rentrant je regardais tes yeux... Je crois que tu aurais voulu parler. Il aurait suffit d'un seul mot. Mais je ne l'ai pas dit. A côté, ils fesaient trop de bruit. Tu m'as souris. Je t'ai souris. Tes yeux m'ont dit merci. Tu trouvais que ce voyage était chouette, finalement, qu'on était bien, là. Tous les deux seuls au milieu d'eux. J'étais d'accord. Tu les as trouvé un peu pathétiques, nos voisins, et on s'est moqué doucement, juste avec les yeux. J'étais d'accord avec toi, on était bien, là, entre amis. On aurait pu tout aussi bien sortir ensemble et continuer de bavarder jusqu'à demain. Avec les yeux. Tu as hésité un instant et puis tu es resté avec moi encore un peu. Tu prendras le suivant. Terminus. On est descendu du métro en même temps, on s'est dit au revoir en souriant, avec les yeux. Et puis je suis rentrée. On a pas dit un mot. C'était bien. Quelque part, j'ai un ami inconnu.

27.06.2008

puisqu'il faut du temps

Parfois on se dit que c'était mieux avant, quand on pouvait rentrer à pas d'heure sans prévenir, qu'on pouvait rester dormir dans un coin de salle sans inquiéter personne. Quand on n'avait pas de compte à rendre à d'autre qu'à soi. Quand on pouvait faire tout ce dont on avait envie sur le moment sans se poser de question. Parfois, c'est ce qu'on se dit...

Sauf que ce n'est pas vrai. Qu'il faudrait tout de même laisser cette paire de chaussure dans son magasin parce qu'il y aurait quand même un loyer, qu'il faudrait tout de même rentrer pour nourrir le chat, qu'il faudrait quand même faire attention à tout parce qu'il y a toujours un moment où les remords dépassent les regrets.

Et alors on se rend compte qu'on rentrerait seule, que personne ne nous porterait quand on oublierait de manger, que personne n'embrasserait notre vilaine face ravagée de larmes quand on en voudrait au monde entier d'être aussi absurde. Que personne ne pourrait le remplacer tout à fait. Et la solitude qui nous manque nous semble plus pesante, finalement.

Enfin comme il n'est pas devant nous on se dit qu'il est vraiment formidable, qu'il est toujours là, qu'on aime son sourire et ses yeux qui pétillent, qu'il nous touche à être si maladroit, si enfant parfois. On se surprend à sourire. On se dit qu'on l'aime.

Et puis il rentre, et il a un geste maladroit, un mot qui résonne mal en nous et tout recommence. Encore.

je sais....

Je sais, c'est un blog. Bah, je suis là, hein. C'est bon. Je vais sûrement reprendre doucement. Mais pas ce soir je suis vannée. Mais vite hein. Demain peut être.

17.06.2008

tag(s)

sans déconner, ma question existentielle est purement geekesque, aujourd'hui:  "MAIS A QUOI QUE CA SERT LES TAGS NON DE ZEUS???!!!!"

Nan parce que là hein... 

PS: non non, je parle pas d'une bête moche qui court en tornade et qui bave, non... quoi que? 

09.06.2008

Le poid d'un amour, Soprano


Pourtant rien ne vaut la vie...

(il faut cliquer sur le texte pour entendre Soprano chanter pour lui...)

T'as les ailes qui s'déploient plus, et le poul qui ne bat plus...

 

Tu nous manques Nico, aide nous à  sourire à nouveau...

02.06.2008

Nicolas

349219487.jpgPourquoi une naissance ne crée qu’un bonheur si minime par rapport à la douleur insoutenable d’un départ ? Peut être parce que l’on ne sait pas encore quelle personne merveilleuse ce petit être est en passe de devenir, peut être parce que l’on n’a pas vu ses regards étonnés, confiants, rieurs, inquiets, tristement détournés, et son sourire généreux.

Savait-il mieux que nous que rien n’est éternel ? Il a vécu de toutes ses forces, il a donné il a reçu, il a tenté de tout connaitre… Aujourd’hui il nous a quittés.  

Peut-on me dire encore qu’il y a une justice ? Qui pourrais m’expliquer… Il est plus jeune que moi, je ne devrais pas le voir partir. Ce n’est pas normal. Ce n’est pas juste. Ce n’est pas bien.

Il n’avait pas 20ans, et il avait compris mieux que tous les autres ce que valait la vie… J’ai mal à toi, j’ai mal au cœur et à celui de ta sœur. Ne les quitte pas tout à fait…  Je ne te l’ai jamais dit parce que je suis une connasse qui raisonne comme les vieux, mais je t’aime.

Envole toi assez haut pour te brûler les ailes et reviens nous sourire pour soulager nos cœurs…

01.06.2008

shopping

Moi:(bafouillant) Chéri...  tu sais aujourd'hui j'avais une conférence à Paris, et elle s'est finie tôt, du coup avec les filles on a un peu trainé...

Lui: (sourire) Tu as acheté quoi?

Moi: (rougissant) Euh... nan mais au début j'avais rien acheté hein, et puis on est repassé devant, et puis bon...

Lui: (sourire élargi) Bah fais voir, c'est quoi?

Moi: (j'ai chaud) Euh, un bracelet... yen a pour 50euros... mais c'est chouette, faut le compléter avec des ptites breloques toutes mignones et tout... euh... je suis désolée, hein...

Lui: (un bisou sur la joue) Bah c'est mignon ton truc... pourquoi t'es désolée? Enfile tes bottes, je t'emmène au ciné, j'ai cru comprendre que toutes les filles avaient envie d'aller voir SexAndTheCity, alors je t'emmène!

Moi (quelle honte sur moi, hein) : Hein, euh, bon, bah... merci. 

Lui: (regard amoureux) je t'aime.

Moi: (cette fois c'est sûr je ne mérite pas ce mec) moi aussi... 

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